Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 72
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0094
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tunes amis , pour l’envelopper jusqu’au tom-
beau d’un deuil inconsolabie.

Qu’on me permette d’intervertir ici l’ordre
des tems, pour saire un rapprochement qui
s’offre de lui-même. Roland s’arrache la vie ,
et ne survit point à une épouse digne de lui-.
Pende mois après Clavière, né dans,une ré>
publique ancienne, et. fils adoptif d’une ré",
publique nouvelle qui lui desline la cigiie, s’en-
fonce un couteau dans ie cœur, en citant ces
vers de Voltaire :

Les criminels tremblans sont traînés .au
suppüce ;

Les mortels généreux disposent de leur sort.
Sa femme l’apprend , et s’empoisonne, après
avoir consolé ses enfans, et mis ordre à ses
afsaires. Ici c’est l’époux qui se précipite vo-
lontairement dans la tombe d’une épouse ché-
rie; et làVeit l’épouse qui refuse de surviv.rê r
à son mari.-

Les âmes sensibles ne pourront s’empêcher
de vcrser quelques larmes sur la tombe de l’in-
fortunée S tain vil le de Monaco. Jamais"
plus dé grâces, de charmes d’esprit et de
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