Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 73
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0095
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courage ne furent raÆemblés dans la mênié
personne. Arrêtée par la loi du 17 Septembre,
le comité révolutionnaire de lase&ion du Bon-
net-rouge lui promit de la laisser chez elle
avec des gardes ; on vint cependant la cher*
cher pour la meHer en rnaison d’arrêt. Sous
quelque prétexte, elle palî'a par un cabinet et
s’échappa; poursuivie, elle se jetta chez sa
digne amie Mad. Davaux. Sa maison ell en-
tourée par ces Scélérats, décidée, à périr plu-
tôt que de sacrilier Son amie, elle parvient
par Son calme et Son énergie, à les convaincre
que leur vistime s’est réfugiée ailleurs , et ils:
s’éloignent Là citoyenne Monaco Sortit de
chez Son amie, et erra long-tems dans les
campagnes. Elle revint à Paris et fut de
nouveau arrêtée et conduite en maison d’arrêt,
d’où elle fut menée au tribunal. Elle avait
entendu Son arrêt avec calme et sçrénité; mais
pensant à Ses enfxns qui reliaient sans Soutien,
elle se déclara girolle ; bientôt ayant appris
que quatre femmes dans la même position
avaient été exécutées , elle écrivit à Fouquier-
^Tifc ville une lettre qui décida sa perte. Prés

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