Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 74
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0096
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'«'aller à P échasaud, elle demarrda du rouge ï
:3, Si la nature l’emporte ; dit-elle , et que j’aie
un insrant de foiblesie , employons l’art pour
le diffîmuler. “ En achevant ces mots , elle
Ibrise un carreau de vître, hache en morceaux
ses beaux cheveux blonds,' les adrelse à ses
Cnsans , et marche eniuite à la mort avec ce
courage sublime , mêlé de grâce et de décence,
qui rendit ses derniers momens l’intéressame
û'nage de sa vie. J

La Révolution a mis à découvert le côte
Faible des hommes : égoistes , craintifs ou dis-
Fimulés, ils ont toujours marché de profil.
Les femmes au contraire ont tout bravé pour
donner consolation à l’infortune et asyle à la
proseription. J’ai vu une femme suivre à l’é-
chafaud l’amant le plus tendrement aimé.
•Elle suivît ses trilles dépouilles jusqu’au lieu j
'où l’on devait les ensévelir. Là elle ssatte la
'cupidité du fosïbyeur, si on veut lui remettra
la tête qu’elle réclame. ,,Des yeux bleus où ^
régnaient l’amour, et que la mort vient d’é-
teindre, la plus belle chevelure blonde, les
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