Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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MONUMENTS, ETC.

XXXI

quelle autorité.1 Inutile de dire que le discours paraît parfaitement authentique à
M. Revillout et qu'il lui fournit des données historiques certaines.

IV. Lettres de Pierre Monge et d'Acace.

Avec le sermon attribué à S1 Cyrille finit la partie copte des monuments com-
plets et sans lacunes, ayant trait à Schnoudi. Je dois maintenant m'occuper des
célèbres lettres que Pierre Monge archevêque d'Alexandrie est dit avoir écrites à
Acace archevêque de Constantinople. Ces lettres ont une assez grande importance
et jouent un rôle assez grand dans la solution d'un problème historique, pour que
je traite de mon mieux la question de leur authenticité. C'est à cause de leur im-
portance et du bruit qu'on a fait autour d'elles que j'en donne le texte dans ce
volume, avec une traduction qui diffère en plusieurs endroits de celle qu'a donnée
M. Revillout.2

Ici encore, on le voit, je me rencontre avec M. Revillout, et moins que jamais
je ne puis être de son avis. J'exposerai tout au long les raisons de mon sentiment :
on les jugera.

En présentant les lettres d'Acace et de Pierre Monge aux lecteurs de la Revue
des Questions historiques, M. Revillout s'exprime ainsi : «Un des reproches les
plus vifs que les Gallicans aient faits aux papes c'est d'avoir condamné sans raisons
suffisantes le patriarche Acace de Constantinople qu'ils représentent comme un
zélé catholique. Ils allèguent pour cela certains documents venus de Constantinople,
auxquels ils accordent beaucoup plus de créance qu'aux pièces authentiques con-
servées par l'Eglise de Rome, et d'après lesquelles Acace aurait très sciemment
abandonné le concile de Chalcédoine et les orthodoxes, pour s'attacher aux par-
tisans de Dioscore. Or il se trouve que la tradition constante de ces schismatiques
invétérés d'Egypte est en tout temps conforme à celle de Rome sur ce point de
fait, que, pour eux comme pour les papes, Acace est bien réellement devenu mono-
physite, au milieu de sa carrière, et qu'il est mort dans cette communion. Tous
leurs chroniqueurs (et en particulier Sévère d'Aschmouneïn dont nous possédons

1. Revue de l'histoire des religions, loc. cit.

2. Revue des Questions historiques, 4e livraison, XIIe année, Ier juillet 1877, p. 83—134.
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