Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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XLVIII

e. amélineau.

VI. Vie de Schnoudi (texte arabe).

Je ne crois pas qu'il existe dans les bibliothèques d'Europe un manuscrit arabe
ayant trait à ce célèbre moine : du moins je n'en connais pas. Je crois donc, jusqu'à
preuve du contraire, que je suis le seul européen qui ait pu avoir la chance de
mettre la main sur cette vie arabe. Jusqu'à présent j'en connais quatre manuscrits :
le premier appartient à l'église copte de Naggadeh, le second à celle de Louqsor,
le troisième se trouve à la bibliothèque du Patriarche copte au Caire, le quatrième
au couvent de Moharraq. J'ai fait prendre au nom du gouvernement français copie
des deux premiers : et c'est sur ces deux exemplaires et sur le manuscrit du pa-
triarchat que j'ai fait ma traduction et que l'édition du texte arabe a été préparée.
Ces trois manuscrits sont loin d'avoir la même valeur. Le premier est criblé de
fautes : le copiste a mal lu ou mal entendu, il n'a pas su distinguer les points dia-
critiques, et, en une foule d'endroits, il a écrit un texte incompréhensible. Cependant
en plusieurs passages il contient d'excellentes leçons. Le second est beaucoup mieux
écrit au point de vue de la calligraphie et beaucoup plus fidèlement copié : il ne
doit présenter qu'un tout à fait petit nombre de mots mal copiés, s'il en présente
quelques-uns, ce que je ne crois pas. Le texte est donc bien meilleur que l'autre,
et cependant il renferme aussi des leçons peu compréhensibles que le premier rec-
tifie parfois heureusement. Quant au manuscrit de la bibliothèque patriarcale j'ai
pu le consulter et le mettre à profit. Je ne peux en aucune façon déterminer l'âge
des deux manuscrits dont j'ai une copie : ils ne doivent pas être très anciens et rien
n'indique à quelle époque ils ont été copiés ou celle à laquelle le manuscrit qui a
servi à cette copie a été lui-même écrit. Au fond, il importe peu de le savoir; car
fort heureusement il est possible d'indiquer à peu près exactement l'année à laquelle
a été écrit le manuscrit copte qui a servi au traducteur arabe.

Le titre de cette traduction est le suivant : «Au nom du Père, du Fils et du
Saint Esprit, un seul Dieu : amen. Nous commençons avec l'aide de Dieu (qu'il
soit exalté) et avec la bonté de sa direction à copier le discours commémoratif pro-
noncé par le père saint, grand, parfait, l'étoile, le pur Mar Visa en l'honneur du
grand saint, notre père anba Schnoudi, l'archimandrite de la montagne d'Athribis :
dans la paix de notre Père. Amen.» On le voit, nous sommes bien en présence
du même ouvrage que celui auquel fait allusion le titre de l'abrégé memphitique;
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