Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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MONUMENTS, ETC.

LXXXV

soyons dignes d'achever notre course en paix, comme notre bienheureux frère.
Salut dans le Seigneur, ô notre bien-aimé et très saint père.»1

Je ne possède du texte de la seconde lettre que les passages publiés par Zoëga :
j'emprunterai donc la traduction de M. Revillout. «C'est notre Seigneur, écrit
Schnoudi, le Dieu béni et son Christ Jésus, le roi de gloire, qui te donnent force et
puissance et qui te conservent pour nous, ô mon père ou plutôt notre père à tous.
Nous sommes tes serviteurs et tu es notre père et le père de tous ceux qui espèrent
en le Dieu tout-puissant.2 Véritablement nous sommes remplis de dévotion en en-
tendant tes pieux enseignements et tes paroles qui nous renouvellent et nous ra-
jeunissent dans la foi; et ce n'est pas seulement à nous qu'elles produisent un tel
effet, mais également à quiconque les entend. Que dirai-je donc à ta charité qui
sait si bien nous gouverner, moi, pauvre misérable? Tu m'honores3 et me rends
gloire au-delà de mes mérites. Beaucoup de personnes louent ton action de m'écrire,
à moi misérable, et en même temps aux pauvres frères, tes serviteurs, que ton
intercession près de Dieu vient secourir. Salut, notre cher et bon père. Souviens-
toi de moi dans tes prières toujours si bien reçues au ciel.» — De la troisième lettre
nous ne possédons que la suscription et le commencement. La suscription est du
même Schnoudi au même Timothée, et le commencement de la lettre, au témoi-
gnage de Zoëga,4 est conçu presque dans les mêmes termes que la première.

Or, je le demande à mes lecteurs, y a-t-il dans les deux lettres que je viens de
citer un seul mot qui puisse indiquer de quel Timothée il s'agit? Nous savons que

copte eussent été au futur; les expressions eno, euMoone, eiinpecficTe ne seront jamais

des futurs, mais des présents. Il est évident que le futur prête mieux à la thèse de M. Revii.t.out, mais
il me paraît bon d'adapter les thèses aux textes, et non pas les textes aux thèses.

1. Zoëga : Cat. cod. copt., p. 428.

2. Cette phrase qui se trouve dans Zoëga me semble mal coupée par M. Revit.i.out : elle doit se
traduire ainsi : «Tu es mon père, notre père à tous, à nous tes serviteurs, et le père de quiconque
espère en Dieu le créateur de toutes choses.

3. Voici la traduction d'après le texte de Zoëga : Tu m'honores au-delà de mes mérites et de ma
mesure. Un grand nombre (te) louent de ce que tu m'as écrit, à moi le pauvre, et aussi à nos pauvres
(frères), à nous qui sommes des frères, tes serviteurs, au secours desquels viennent tes prières.

4. Rev. de l'hist. des rel., loc. cit., p. 577.

5. Zoëga, op. cit., p. 428 : hanc excipit initium tertiae, pariter inscriptae toit attot, ad eumdem
Timotheum, et ab iisdem fere verbis incipiens ac praecedens. La précédente c'est celle que j'ai traduite
en premier lieu.
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