Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

Seite: 10
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1888bd1/0116
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
10

E. AMÉLINEAU.

ujook enecHT m^pH^- Hg&ii y^d\ htc o^n 2î_oi ottoo_ uceujconi n^^Aie eMdayw
ee&e ixiçjotto ujotto enecHT htc niepAuoom niu eT^is.^ mi^ir nifteti &en neqkôJA.
-uqjpjr^ noTrMoooTT oiroo_ ndqje q>^ ujoïi ncuèvq ne £en neqojsoir THpoTT. equjoii
a^e ou 5en neqMOttevCTiipioti u&qepeecopem1 ho"5\u.huj mio&i eTOTripi mmojott
£en hirocmoc THpq ottoo_ un emiHOTT uje^poq ujèvqeMi HOTTMORMeiv ncw. «h
ct^it^itot TupoT otto£ n^ipH^ M^qTCù&£ e2î.cooTr THpoTT eepo7ro7T2î_ea OTTOO

HC62S.IMI HOTTÏlô.1 £611 HlÊlHMÔv HT€ H^C.

ôwcujconi 2^e ou uoiregooTr &.qi H2s_e oirptoAu uj*s. ueuavr .u.npoq>HTue d>.uey uje
hott^- eqHn eo-5"^Mi 2s_e ncen^woTTT £en neouj ncoi qnrio?V.ic. (fol. 2 5 verso) q>es.s
oTti djqi eq3eu OTHiiy^ neMii^o hoht eqouj otoo ôvqcycopn e£07m aihô^icot eq2î_io
mmoc 2î_e ciottcouj e<Ti cmot ekoÀ£iTOTu2 co nôwiwT eeoir^îi ô^pHoir htc q>nè>.i .uq>q-
t^ooi neM ueuujTVuTV. eeov^ft £ihô>. htc qv^- -y^ts. nevuofti nui e&oTV. 2s_e ceouj

UOOTTO. 07TOO (K~S"Tà>.M.£ UIUpoq>HTHC COOTT6vi2l ôkUe*. UjeHOV^ €HH THpOTT €Tfv ïlipCOAV.1

pâque sainte sans manger de pain, mais sa nourriture était des légumes et des
baies bouillies. De cette manière sa chair se débilita grandement, les larmes lui
devinrent douces comme du miel, de sorte que les yeux se creusèrent profondé-
ment à la manière des trous d'une barque et qu'ils devinrent très noirs à cause
de l'abondance des larmes qui coulaient, tombant à toute heure de ses yeux : et
Dieu était avec lui pendant tous les jours de sa (vie). Étant dans son monastère
il voyait une multitude de péchés commis dans le monde entier, et de ceux qui
venaient à lui il connaissait les pensées et toutes les actions, et ainsi il priait pour
eux afin qu'ils fussent sauvés et trouvassent miséricorde près du tribunal du
Christ.

Or, un jour il arriva qu'un homme vint vers mon père, le prophète apa
Schnoudi : il appartenait au village de Psenhoout3 dans le nome de la ville de
Psoi.1 Cet homme vint donc dans une grande affliction, et il envoya (quelqu'un)
à Tintérieur (du monastère) vers mon père en disant : «Je désire recevoir ta bé-
nédiction, ô mon père saint : peut-être que la miséricorde de Dieu me relèvera
avec tes prières saintes, afin qu'il me pardonne mes péchés, car ils sont nombreux
excessivement. » Et l'on apprit au prophète saint, apa Schnoudi, tout ce que l'homme

i. Cod. u^qep^ecopm. — 2. Cod. eûoA^iTOOTK. — 3. Ce village appartenait au nome de Psoi. —
4. La ville de Psoi est la ville actuelle de Menchyeh.
loading ...