Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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E. AMÉLINEAU.

I\62î.e Kinp^CU^TCT^THC Mïl^ICOT 2£.e CIMOUJI à. OTTTtOSC 1 «HOTTÊi pei HTOT OTOO

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q>op ujiv moTrpcûOT ueTrceCmc o-yop nce2s_oc nwcnr 2î_e ottoh oirpcoMi 5en q>Aies.-

achetée pour mon père. Et le négociant dit à mon père : «Comme je marchais,5
une bourse (pleine) d'or0 est tombée et je ne sais pas dans quel chemin elle est
tombée.» Or le matelot qui avait acheté la table était celui qui avait trouvé la
bourse tombée, contenant soixante pièces d'or. Le négociant ne le savait pas; mais
il priait mon père avec larmes disant : «Aie pitié de moi, secours-moi.» Mon
père apa Schnoudi lui dit : «C'est la coutume qui existe : la richesse de ce monde
ressemble à une femme prostituée : aujourd'hui elle est dans ta maison, demain
elle demeure avec un autre. Maintenant, mon fils, si le Seigneur a voulu donner
l'or qui a été perdu, il l'a donné et personne ne le trouvera jamais.» Et ainsi
l'homme négociant s'en alla dans l'affliction et une grande honte.

En un mot de grands miracles et des prodiges nombreux furent opérés par
mon père apa Schnoudi, le prophète véridique vraiment, le pneumatophore, ils
se répandirent au dehors jusqu'à ce qu'ils eussent rempli la face de la terre en-
tière, de sorte que sa renommée parvint jusqu'aux rois pieux et qu'on leur dit :
«Il y a un homme dans le Sud de l'Egypte, nommé Schnoudi : tout ce qu'il dit

1. Cod. ^-iroTTfoic. — 2. Cette construction est très fréquente. — 3. Cod. çwca^e.—4. Cod. neccoi-r.
— 5. Mot-à-mot : je suis allé marchant. — 6. J'avais d'abord traduit par «bandelette» au lieu de
«bourse» : les Égyptiens, même aujourd'hui, mettent leur argent dans une sorte de bande d'étoffe qui
leur sert ainsi de bourse.
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