Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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MONUMENTS, ETC.

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dans mon cœur d'aller vers le Nord5 pour l'adorer, et le souci de la vie ne me
(le) permit pas.» Lorsque le mort eut dit cela, il se prosterna, il adora le sau-
veur le priant : «Fais-moi miséricorde,6 ne me laisse pas jeter dans les tourments
une autre fois; malheur à moi! parce que le sein de ma mère n'a pas été pour
moi un tombeau avant que je n'arrive à ces souffrances.» Le Seigneur lui dit :
«Puisque tu as été digne de me voir en ce monde ainsi que mon serviteur
Schnoudi, je te donnerai un peu de rafraîchissement : couche-toi maintenant
afin que ma miséricorde t'arrive, repose-toi jusqu'au jour du jugement véritable.»
Aussitôt le mort se coucha comme auparavant. Mais le Sauveur prit la main de
mon père apa Schnoudi, il marcha avec lui jusqu'à la cellule qui était dans le

sur la fuite en Egypte est très répandue dans la vallée du Nil. On voit ici que selon la leçon du
manuscrit on ferait monter la sainte famille jusqu'à Akhmin. Les moines du monastère de Moharraq
m'ont raconté que la Sainte Vierge avait conduit l'enfant Jésus à l'emplacement où s'élève maintenant
leur monastère, et il existe dans la littérature copte un discours attribué à Théophile, le patriarche
d'Alexandrie, sur la visite de la sainte famille à Moharraq. Ce discours n'existe plus qu'en arabe et se
trouve dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale, dans un autre de la Vaticane et dans la biblio-
thèque de Moharraq.

1. Cod. taotûiujt. — 2. Le scribe s'était trompé d'abord et avait écrit m, puis il a ainsi corrigé

a2«.c. — 3. Cod. e<^>econ. — 4. Cod. e.M.&tu. La seconde main a écrit un o en dessus du second a.. —

5. Ce passage est assez mal construit. Il faudrait croire d'après la leçon du manuscrit qu'au moment

où le verrier entendit raconter toutes ces merveilles, la sainte famille avait déjà quitté Akhmin, ce que

le contexte ne semble pas indiquer. Mais il y a certainement une faute; sinon il faudrait lire pue au

lieu de çht. On pourrait peut-être aussi penser que la sainte famille avait quitté la ville d'Akhmin

pour aller plus au midi, ce qui serait une troisième explication si l'ouvrier s'était déjà rendu dans cette

ville. Toutes ces explications d'un texte fautif ne sont pas admissibles et la vraie légende ne fait aller

la Ste Famille qu'à Shmoun, c'est-à-dire Eshmouneïn. — 6. Mot-à-mot : Que ta miséricorde m'atteigne.

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