Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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E. AMÉLINEAU.

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portai afin qu'il mangeât. Mais lui me dit : «Prends-les, place-les sur la terrasse
jusqu'à ce que je les demande;» et moi je fis selon sa parole. Le troisième jour
de sa maladie, il me dit : «Va1, apporte-moi un peu de légumes.» Mais moi,
je (les) lui apportai, et lorsqu'il en eut approché sa bouche," il le trouva puant
comme un cadavre jeté à l'écart et il se dit à lui-même : «O âme, mange ce que
tu as désiré.» Ensuite il me dit : «Prends-le, jette-le» : ainsi il n'en goûta pas.

Alors la maladie s'aggrava sur lui en ce jour jusqu'à ce qu'il lût arrivé à la
sixième journée qui était le sixième jour d'Épiphi. Il fit appeler les principaux
frères du monastère près de lui et il nous parla de cette manière : «Mes enfants
bien-aimés, je vous ai fait venir tous, parce que voici certes que mon maître veut
m'enlever de ce lieu de dépôt et séparer mon âme de mon pauvre corps.» Et
moi, je me jetai sur lui avec les frères qui étaient autour de lui, nous pleurâmes
abondamment, disant : «Tu vas t'en aller, tu vas nous laisser orphelins, ô notre
père; où nous trouverons-nous un homme de ta sorte, qui nous instruise et qui

1. Cod. eTA.epeniei5\vuii. — 2. Cod. iienn^>. — 3. Cod. îiTa-^ty^X1*• — 4- Cod. Teq^cÊw. —
5. Cod. ep;x;i\pi3ecoe. — 6. L'expression pcoq veut ordinairement dire se taire, mais ce sens ne
peut convenir ici; c'est pourquoi je traduis littéralement, ce qui donne un sens très en rapport avec
le contexte.
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