Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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ma chair, et le Seigneur te demandera compte de mon malheur.» Et voici que
le vieillard s'émut à la douceur de ses paroles grossières, plus arriéres que la
myrrhe. 11 lui dit alors : «Je ne suis point des gens qui se marient,1 et cela ne
serait pas convenable pour ma position.» — Et elle lui dit : «Je te vanterai et te
glorifierai.» — Et le vieillard lui dit : «Attends que j'ai tressé ces quelques feuilles
de palmier, et si le Seigneur veut quelque chose, cela s'accomplira.» Et quand
le saint anba Schnoudi apprit en esprit ce grand malheur et la corruption qui
allait atteindre ce véridique par (la ruse de) Satan, mon père le saint anba
Schnoudi et anba Ephrem se levèrent tous deux (pour prier), mon père saint
soupira et implora le Seigneur pour ce frère, disant : «O mon Seigneur, accepte-
le et transporte-le vers toi! sauve-le de cette tentation mauvaise!» Et lorsque ce
frère achevait (de tresser) les feuilles de palmier et qu'il ne lui en restait plus
qu'une, il tomba à la renverse et remit son âme entre les mains du Seigneur :
la dernière feuille était encore dans sa main droite. Et mon père le vieillard dit
à anba Ephrem : «Allons enterrer le corps du vieillard anba Harqal. car il est
déjà mort.» Ils marchèrent tous les deux, récitant les paroles divines jusqu'à ce

I. Mot-à-mot : je ne suis point des gens de cet état.
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