Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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MONUMENTS, ETC.

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lui adressa la parole, comme il avait fait au premier. Le frère répondit et dit :
«Tu sais, ô mon père, que j'ai fait selon mon pouvoir et ma puissance, que je
me suis efforcé d'observer tes ordres : mes actions ne te sont pas cachées; que
la miséricorde de Dieu et tes prières soient avec moi!» — Et le véridique lui dit
avec ardeur d'âme : «Que Dieu te fasse du bien, ô mon fils!» Ensuite mon père
implora le Seigneur et dit : «Visite, ô mon Dieu, avec miséricorde ce (frère) ob-
servateur (de la règle) et arrose-moi ce figuier, afin que je le cultive et qu'il aille
vers toi en bon état.» Et le Seigneur exauça mon père, il accomplit son souhait :
le malade guérit et l'(autre) frère fut enlevé par sa maladie.1 Et ce désobéissant per-
sista dans la négligence et sa paresse. Croyez que nous nous attristâmes et que
nous souffrîmes tous à son sujet. Et lorsqu'arriva l'été, à l'heure où les boulangers
mettent la pâte au soleil,2 quelques frères allèrent chercher de la boue3 et le frère
paresseux était avec eux; il était toujours nonchalant et fainéant, agissant lentement
et paresseusement, jouant, s'amusant. Et mon père sauta avec colère (sur lui), le

1. Ceci signifie que le frère observateur mourut et que l'autre fut guéri. — 2. Pour comprendre ce
passage, il faut savoir qu'avant de mettre les pains au four, on porte la pâte sur une terrasse bien
exposée au soleil; cette pâte est dans de petites corbeilles, et on la divise alors en petits pains qu'on
place sur des planches longues, minces et étroites, qu'on saupoudre de farine et qu'on laisse quelque
temps exposés au soleil. Puis on les redescend au four et on les fait cuire. Je ne sais si l'heure est
toujours la même, mais quand j'ai assisté à cette scène à Moharraq, il était entre neuf et dix heures
du matin. — 3. C'est-à-dire de la terre détremprée pour bâtir ou faire de briques.
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