Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

Seite: 440
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1888bd1/0546
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
44Q

E. AMÉLINEAU.

jAJj 3 J^o? ^ oT1^ Âjjbl iobc^l J^;!^

là___i>»i l^oJI AlJl -lJ^U U! Aolae A*J»& ^Soj ^r^l

-x^c ji ^yic^ y& jj» jJij jê^i ji i^aoI ^ «jyy^

(jjj^j ajjjJ»! 3 ii^sj^sj j4aLîJj y& A<\Lae ÂJ^éj ^r^yi j* ^j-^ r^3^

^Ul y^i A^^J àJyJL ^k>\Ji\ <jiJj Jl Ùy^aC Ôj^yH "1 ^UD

Je <jî ^UU. À£OlJ»l ^juj Jl^ ^1 y^ Al)! Oble je yS^ jtr-iLS

J^Ij U Ji^l U) <j! a) JUà ^LJI Jj^l Ji»»J! là*

Ji ^J^Jijj ^dj3"^ î^s^l -XsL a) Jlsj LJ^jy\>- A^j^UoI ^j*J*L) ^AcsJ ^Aj

^-XaJj ^<\rH Alv-X*

éloigner de la foi. Leur chef vint et entra dans cette idole, il parla avec grande
magie1 et dit à la foule des assistants : «Je suis l'ange de Dieu, je suis venu
pour garder votre ville.» Ensuite les diables entraient dans les gens, agitaient en
eux les différentes sortes de maladies et d'infirmités, puis leur disaient : «Allez
à l'idole et il vous guérira;» et ceux qu'on portait vers l'idole étaient guéris. Et
les diables faisaient une grande magie dans la ville et disaient aux gens :
«N'allez plus à ce moine Schnoudi qui vous séduit par ses paroles.» Alors les
gens renoncèrent vite à leur église, cessèrent d'adorer Dieu et suivirent l'idole.
Et voici que l'archange Gabriel parla à mon père à l'autel et lui dit : «Salut à
toi, ô homme bien-aimé! Lève-toi, entre dans la ville d'Akhmim et fais-y cesser
publiquement, devant les hommes, cette action détestable.» — Mon père lui dit :
«Je ferai avec joie ce que vous m'ordonnez.» — L'archange Gabriel lui répon-
dit et lui dit : «Prends avec toi quelques autres frères, entre dans la ville d'Akh-
mim, avance-toi vers l'idole de cuivre qui est dans le bazar, douée de grande

i. Le mot <*-<^.k-ià ne peut guère avoir d'autre sens ici et dans les passages suivants. C'est un mot
qui m'est inconnu, à moins qu'on ne le fasse venir du grec çavtaafa, pris dans ce sens spécial.
loading ...