Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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452 E. AMÉLINEAU.

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(qui se fait) au jardin et ne néglige point de la faire aux besogneux. Je suis avec
toi à tout moment : je suis la mère des vivants, car j'ai porté (dans mon sein) le
Dieu du ciel et de la terre, le Messie, mon fils bien-aimé. Cette terre qui produit
les fruits est-elle tienne? possèdes-tu l'eau des puits? ou est-ce toi qui donnes la
force aux animaux qui sont employés aux machines?' Me voici, je te dis que mon
cœur est content de toi, et content de toi (aussi) est le cœur de mon fils et de
mon Seigneur, car tu donnes des légumes aux frères qui sont dans le désert ou
la campagne et à ceux qui en ont besoin.» Lorsque mon père eut entendu la
mère de Dieu adresser ces paroles à Ibsada le fellah, il sut que c'était la Dame
mère de la lumière. Puis elle se retourna vers le saint et lui dit : «Salut à toi, ô
ami de mon fils, anba Schnoudi. Je t'ai amené aujourd'hui celui dont on est venu
se plaindre hier : si je trouvais quelque chose (de mal) en lui, je le punirais d'une
forte douleur; mais maintenant on n'a rien à lui reprocher2 (et) je le protège.»
Alors mon père s'étonna de ce qui était arrivé; puis on sonna la cloche pour la
prière du matin qui réunissait tous les frères à l'église. Mon père entra le premier

r. C'est-à-dire à faire tourner les machines qu'on appelle sakyehs. —
de prétexte contre lui.

2. Mot-à-mot : il n'y a pas
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