Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

Seite: 456
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1888bd1/0562
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
456

e. amélineau.

Aà^c^ 3^ J^il? h^jv9 ^y) [^J£3 ^1? ^?>'l? ù^**4-*

xlj ^ Jb>-^J! 1 ^ ^ \JjH ^ 3^ <—^ AIL.

il |.y ! U! J^jïï ! jut» âujl 3 3y 01 jiJ Js{ i
Ua> 3 jiâ=*JLl Ij^J ^ ^>J\ 3! aJ JUé âjIî j^. LJI J^JI *UÉ 3I

^à^aj 3? <J?*d <3)ts^ LaïJI iS^j ^Jl ^i t-^-^ Ajli ALI)!

0! ^Ljjc~j ^.9 1-X>- ^fclj u^**d f^j^ 3^ s^p^ Jj^ lJ^^

malheureux plus que personne!» — Mon père lui dit : «Pourquoi n'as-tu pas
craint Dieu, même un seul jour?» Puis il appela l'un des hommes qui l'avaient
accompagné et amené, il lui dit : «Porte-le et emmène-le dans sa maison.» Et
deux jours après, (ce prêtre) rendit l'âme.

Une autre fois vint à nous un grand personnage1 nommé Hindious. C'était un
homme injuste, et il jeta les yeux sur la fille d'un pauvre homme, son cœur
pencha vers elle, il l'aima, il exila son père qui s'enfuit, vint vers nous, baisa la
main de mon père et lui apprit sa situation. xMon père écrivit à (Hindious) une
lettre dans laquelle il le menaçait et lui disait : «Mets en liberté la fille de cet
homme et ne commets pas de faute contre elle : il ne t'est pas permis de forni-
quer avec la fille de cet homme.» Mais le grand personnage ne fît pas attention
à la lettre de mon père et l'envoyé revint à nous. Mon père lui dit : «Le Seigneur
jugera ce malheureux, cette nuit, car il est écrit : «La vengeance m'est confiée;
la décision est dans ma main et c'est moi qui rétribue, dit le Seigneur.» Et au
milieu de la nuit, le Seigneur fit descendre sur les oreilles du grand personnage

1. Le mot fUoj signifie tantôt eunuque, tantôt ministre, vi^ir. Je ne vois pas quel pouvait être ici
ce ministre ou ce vizir : c'est pourquoi j'ai traduit par une expression plus vague. C'était sans doute
un magistrat grec du pays. Le nom ne me rappelle aucun nom grec connu.
loading ...