Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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E. AMÉLINEAU.

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oreilles et il fut aussitôt guéri. Le véridique lui dit : «Tu es guéri, ne commets
plus de péché, afin qu'il ne t'arrive pire.» Et (cet homme) s'en retourna dans sa
maison, glorifiant Dieu et remerciant le saint anba Schnoudi.

A une certaine époque, le monastère eut besoin d'un peu de blé, comme le
témoigna mon père de sa parole douce et non mensongère, disant : «Si le Sei-
gneur a accordé quelque chose au pays, nous en prendrons notre part.» Mon
père m'envoya dans la ville avec de l'argent : personne ne voulut me vendre,
ni me donner avec libéralité de cœur. Mon père soupira contre Akhmim et mau-
dit ceux qui demandaient la sécheresse et la disette. Alors il entra dans le sanc-
tuaire,' pria amèrement, leva la main droite au ciel et dit : «Mon Dieu, ne nous
rejette pas, mais regarde nos demeures, les habitations saintes et ton peuple
malheureux qui t'implore.» Nous lui répondîmes : «Kyrie eleison, Seigneur, aie
pitié.» Pendant longtemps le véridique implora Dieu et nous restâmes proster-
nés sur nos fronts; puis les portes du sanctuaire s'ouvrirent, nous regardâmes la
nef de l'église qui était toute brillante, comme en plein midi, et c'était pendant

1. Le mot qui se rencontre ici, signifie certainement sanctuaire, puisque pour aller dans la

nef de l'église, on en sort.
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