Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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E. AMÉLINEAU.

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des anges alors que tu avais neuf ans, et tu as passé cent neuf ans et deux mois
dans la vie monacale. Le septième jour d'Abib qui est un jour saint, tu viendras
chez moi dans le séjour du repos afin de t'y reposer éternellement. Sache que
dans ce concile ils me blasphémeront comme Arius l'a fait autrefois lorsque je
me suis montré au saint Pierre, le dernier des martyrs d'Alexandrie : ma robe
était déchirée et j'en tenais les deux parties pour les réunir, afin qu'elle me quit-
tât pas.1 Pierre le fidèle me dit : «Qui a déchiré ta robe, ô mon Seigneur?»
— Je lui dis : «C'est Arius qui l'a déchirée en me séparant du Père et du saint
Esprit.» — Et mon père le saint anba Schnoudi dit : «Que n'était-il près de moi!
je l'aurais frappé avec ce bâton que j'ai à la main si bien qu'il serait mort avant
d'étendre sa main (elle eût mérité d'être coupée jusqu'au coude) vers ta robe
sainte; je lui aurais coupé la langue jusqu'à la racine, afin qu'il ne te blasphémât
pas, toi le créateur du ciel et de la terre.» — Alors le Seigneur Sauveur répondit :
«Que le bonheur soit avec toi, ô mon élu Schnoudi! ta piété sera récompensée2
puisque tu as souffert pour moi. Ma robe et mes vêtements que les juifs ont tirés

i. Mot-à-mot : qu'elle ne fût pas isolée de moi. — 2. Mot-à-mot : à toi sera le bonheur.
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