Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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E. AMÉLINEAU.

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jugement de vérité. Puis les saints Antoine, Macaire et le parfait Pakhôme m'ont
confié leurs enfants pour leur prêcher la foi dans la chaire où l'on ne fait accep-
tion de personne.»1 Alors il leva sa main droite et me bénit de sa bouche pure
ainsi que tous les frères, disant : «Puisque l'on vous a confiés à moi sur la terre
et que tu souffres des peines pour cette habitation sainte, que (le Seigneur) te
rende digne d'hériter l'héritage saint et les biens que j'ai vus en réalité. Donc,
mon fils, puisque j'ai été béni par les saints, prépare-toi à recevoir la bénédic-
tion; le jour de ta commémoraison sera une grande fête et un parfum exquis
qui se répandra éternellement dans ce monastère.» Les saints partirent ensuite.
Alors j'appelai les frères, je les consolai, comme avait dit mon père, et je glori-
fiai Dieu en disant : En vérité, le Seigneur nous a donné un Sauveur pur.

Mais maintenant, ô frères purs, ô pères justes, prions(-le) de tous nos cœurs,
afin qu'il intercède à nous, afin que le Seigneur nous pardonne nos nombreux
péchés, qu'il nous fasse vivre jusqu'à pareil jour, sains de corps, d'esprit et
d'âme, exempts de tout péché, en toute pureté,2 en toute rectitude tant à l'exté-

1. Sous ces expressions assez énigmatiques, il faut entendre que les communautés élevées autrefois
par S* Antoine, S1 Macaire et S1 Pakhôme auraient été rangées sous l'obédience des successeurs de
Schnoudi. Cela peut avoir été pour les moines pakhômiens; mais pour les autres tout contredit une
pareille affirmation. — 2. Mot-à-mot : sains et saufs (du péché).
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