Amélineau, Emile  
La geographie de l'Egypte à l'époque copte — Paris, 1893

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incertitude. Oîi ne peut m'objecter que Champollion l'a'fait
Sans doute Champollion l'a fait; mais le titre de son ouvrage
le comportait : L'Egypte sous les Pharaons. D'ailleurs il le faut
bien dire, Champollion était exposé à se tromper bien souvent,
bien plus souvent que Quatremère, et il l'a fait, sans parler
du nombre assez considérable de villages qu'il n'a pas pu
placer dans leur nome. Malgré ce défaut, l'œuvre de Cham-
pollion, qui contient plus de noms que celle de Quatremère,
parce que l'auteur a employé les sources grecques sur le même
pied que les sources coptes, ce que s'était interdit son concur-
rent, restera comme un prodigieux témoignage de ce que peut
le génie d'un homme, même lorsqu'il est dans sa plus grande
jeunesse. Son ouvrage porte parfois la trace de cette extrême
jeunesse; mais il est une source très importante de renseigne-
ments, et je m'en suis beaucoup servi, si je l'ai beaucoup corrigé.

Ce serait aussi le lieu de dire quelques mots des autres
auteurs qui, en grand nombre, ont écrit sur la géographie de
l'Egypte; mais je dois avancer en toute franchise que je ne me
suis servi d'aucun d'eux, quoiqu'il m'eût été facile, avec les
ouvrages de Quatremère et de Champollion, de mettre des notes
nombreuses au bas de mes pages. J'ai trouvé qu'il y en avait
assez. D'ailleurs, à quoi bon redire sans cesse les erreurs qui,
en définitive, ont créé la science par les recherches qu'elles ont
occasionnées? Je dois faire une exception en faveur de d'Anville.
Ce célèbre géographe avait parfaitement deviné la place de la
plus grande partie des villes égyptiennes : l'étude des seuls
textes l'avait conduit à des résultats vraiment merveilleux ; mais
l'œuvre de la science se poursuivant toujours a laissé bien loin
derrière elle l'ouvrage de d'Anville et, l'ayant trouvé, toujours
dans les ouvrages de Quatremère et de Champollion, je ne l'ai
cité que rarement, lorsque j'ai eu besoin de discuter et de corn-
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