Amélineau, Emile  
La geographie de l'Egypte à l'époque copte — Paris, 1893

Seite: 491
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LA GÉOGRAPHIE DE L'EGYPTE.

Tendodnyas.

Le nom do celte localité s'est conservé dans la Chronique de Jean
de Nikiou, dans le récit de la conquête arabe. Les Grecs s'étaient
concentrés à Héliopolis pour livrer bataille à 'Ami', te Les Musul-
mans ne connaissaient pas auparavant la ville de Misr. Laissant de
côlé les villes fortifiées, ils s'étaient dirigés vers une localité nom-
mée Tendounyas et s'étaient embarqués sur le fleuve, n Puis, après
avoir parlé des renforts reçus par les Arabes, l'auteur ajoute : te Alors
'Amr divisa ses troupes en trois corps : il plaça l'un d'eux près de
Tendounyas, un autre au nord de Babylone d'Egypte cl il prit
position lui-même, avec le troisième corps, près de la ville de Aoun.
Il donna aux deux autres l'ordre suivant : « Faites attention ; lorsque
icl'armée romaine sortira pour nous attaquer, tombez sur elle par
ttderrière, tandis que nous serons devant elle; nous l'entourerons
«et l'exterminerons.n L'armée romaine sort eu elfet, est tournée
et s'enfuit. L'armée musulmane occupa la ville de Tendounyas,
dont la garnison avait péri et dont il n'était resté que trois cents
hommes qui s'étaient retirés dans la forteresse et avaient fermé
les portes; puis, terrifiés par le grand massacre qui venait d'avoir
lieu, ils s'enfuirent et pleins de découragement et de tristesse, ils
se rendirent par bateaux à NikiousW. n

L'éditeur de cette Chronique explique la position de cette ville par
deux notes; il dit dans la première : trCette localité était située,
d'après notre texte, au nord du fleuve, au sud de la citadelle de
Babylone®.» Puis cette localité qui était située au nord du fleuve,
au sud de Babylone, devient dans une autre noie un quartier de
Babylone elle-même : tt Dans le récit qui précède, il est question,
après la bataille d'Héliopolis, non de la prise de Babylone, mais
de l'occupation de Tendounyas. Gomme, clans les chapitres suivants,
nous voyons les Musulmans maîtres de Babylone, il faut supposer

111 Chronique de Jean de Nikiou, p. 557-558. — (î> Ibid., p. 557, noie a.
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