Amélineau, Emile  
La geographie de l'Egypte à l'époque copte — Paris, 1893

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LA GE 0 G H A P i

D E L'EGYPTE.

nom de Masr-el-Qadïmah, à l'ouest du Caire et do Fostâl, ol à l'est do Ba-
bylone. Quand les Arabes conquirent l'Egypte, ils fondèrent Foslàl, s'il
faut en croire leurs auteurs; tout au moins ils l'agrandirent cl changèrent
le nom qu'elle avait, s'il faut en croire Abou Selah, car cet auteur dit ex-
pressément : K'Amr arriva en ce lieu avec 3,oo5 hommes; alors il fut rejoint
par Zobeir, fds d'El-'Aouam, à la tête de 12,000 hommes. Il s'empara du
fossé et le conquit par la force; il livra à la discrétion (de ces soldats) tout
ce qu'il contenait, il donna Yaman aux habitants, à condition qu'ils fussent
ses protégés, il les frappa de capitation et mit un impôt sur leurs terres.
Or le maître de Louiiah, c'est-à-dire d'El-Fostât, fixa pour chaque homme
majeur 2 dinars, c'est-à-dire 27 drachmes moins un tiers, à moins que le
majeur ne fût un homme pauvre. Tout homme riche fut imposé par an de
2 dinars et de 3 ardebs de blé. 'Amr perçut de l'Egypte un impôt de
2 millions de dinars, tandis que 'Abd-Allah, fils de Sa'fd, fils de Moufarrig,
perçut h millions de dinars. La durée du règne de JAmr, fils de 'As, fut
de dix ans et quatre mois; celui de 3Abd-Allah son (ils fut de deux ans. Il
a été rapporté que, lorsque les Musulmans arrivèrent à Masr, ils firent une
claie de roseaux, à partir du quartier connu sous le nom dîEl-Far jusqu'à
l'endroit connu sous le nom de Doureh-Khalf; ils s'y réunirent, et l'endroit
prit le nom d'El-Fostàl, c'est-à-dire d'endroit où se réunissent les gens,
parce que les Arabes n'ont jamais dressé de tentes et ne les connaissent
pas'1'.» Quoi qu'il en soit du témoignage d'Abou Selah et de l'étymologie
de Foslàl, il est certain que celte ville existait dès l'an 6/10 de l'ère chré-
tienne. Trois siècles plus tard, et un peu plus, la ville du Caire s'éleva pour
témoigner de la conquête fatimite, comme la ville de Fostât témoignait déjà
de la conquête musulmane.

Mais d'autres villes, ou plutôt d'autres quartiers s'étaient élevés dans

Mss. arabe de la BibT. uni., n° 38,
fol. 91 r" et v° J'ai cilé le texle plus liant au
moins dans la partie la plus importante. Ce
manuscrit est largement écrit; malheureuse-
ment, comme je l'ai dit, il manque de points
diacritiques. Un autre inconvénient beaucoup
plus grave, c'est que le manuscrit n'est pas
complet, car il en manque une dizaine de
feuillets d'an seul coup, et de plus ces feuillets
ne me semblent pas en ordre. Le possesseur
du manuscrit a biffé les chiffres coptes qui se

trouvaient en tète des feuillets et les a obli-
térés, ainsi que les numéros des cahiers, afin
sans doute qu'on ne vit pas qu'il y avait une
partie absente. Cependant on voit encore les
chiffres, et ce sont ces chiffres qui me font dire
qu'il manque une partie considérable du ma-
nuscrit et que les feuillets ne sont pas en
ordre.

En outre la traduction reste trop souvent
impossible parce qu'elle ne peut se com-
pléter.
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