Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 487
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INTRODUCTION

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mier et le second. Us proviennent d'un nouveau manuscrit de la vie de Pa-
khôme; j'avais d'abord cru que peut-être ils pouvaient faire partie du même
manuscrit; mais la pagination s'y oppose, je crois, car le dernier fragment se
termine à en, et il ne reste plus que dix feuillets pour comprendre les événe-
ments qui devaient }' être relatés, et cela ne me semble pas suffisant. Je les
crois donc d'un autre manuscrit et j'y vois un passage assez considérable de
la grande vie de Pakhôme.

Le fragment qui porte le n° 17 est aussi un fragment delà vie de Théo-
dore, soit uni à la grande vie de Pakhôme, soit séparé; il reproduit un pas-
sage de la vie memphitique de Théodore. Il est fort délabré et contient à
peine quelques lignes complètes au recto et au verso ; mais cependant, tel
qu'il est, il nous a conservé un passage sans doute identique à la vie memphi-
tique, sinon plus abrégé. Je dis plus abrégé, parce qu'il me semble presque
impossible que tout ce qui se trouve dans la vie memphitique en cet endroit
puisse trouver une place dans le fragment 17. Le passage correspondant se
trouve à la page 238 de la vie memphitique de Théodore que j'ai publiée à la
suite de la vie de Pakhôme. Il fait partie du même manuscrit.

Le fragment n° 18 est paginé Àe-'X.c : il faisait partie d'une vie de Théo-
dore, ou peut être de Horsiîsi, et raconte des événements que nous connais-
sons déjà, à savoir le commencement du schisme des communautés céno-
bitiques et la vision de Horsiîsi. Il est encore pris des fragments de la
Bibliothèque Nationale et occupe dans le volume cité le f° 63.

Le numéro suivant a aussi trait à ce même schisme et rapporte la réception
que fit Théodore aux supérieurs des couvents accourus pour le féliciter d'avoir
supplanté enfin Horsiîsi. Toutes les intrigues de Théodore avaient fini par
aboutir, et ce texte est très précis : on avait mis Théodore à la place de Hor-
siîsi. J'avais cru jusqu'ici, sur la foi de la vision à laquelle j'ai fait allusion plus
haut, que Théodore avait partagé avec Horsiîsi le gouvernement des commu-
nautés pakhômiennes: je me trompais; Horsiîsi avait été bel et bien déposé à
la suite des menées de celui qui se disait son fils et qui, en secret, minait son
autorité ; mais les supérieurs qui avaient- favorisé son élévation à la dignité
enviée trouvèrent un homme bien différent de celui qu'ils s'attendaient à
trouver, lorsqu'ils accoururent pour le féliciter. Horsiîsi avait été un homme
placide et bon, ils trouvèrent un maître sévère en Théodore, une grueaulieu
d'un soliveau.
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