Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

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INTRODUCTION

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II. — RÉCIT SUR PAKHÔME

Le fragment qui suit ceux qui appartiennent à la vie de Pakhôme contient
un récit sur le fondateur du cénobitisme. La vision est censée avoir été vue par
saint Athanase dans un voyage que Pakhôme aurait fait dans une ville où le
grand archevêque d'Alexandrie se trouvait. Or, comme Pakhôme ne vit
Athanase qu'une fois, au commencement de la fondation du cénobitisme,
ainsi qu'il est raconté dans sa vie \ et que pas une seule fois il n'est fait
ailleurs mention de cette particularité; que de plus Pakhôme, s'il voyagea
beaucoup pour prendre soin de ces monastères, ne semble pas être descendu
plus bas qu'Akhmîm, ou tout au moins qu'Eschmounein, je ne peux voir dans
le fragment de légende que je publie ici qu'une tentative pour créer,
autour du nom de Pakhôme, l'une de ces légendaires vénérations, comme on
le fit pour Schenoudi, même de son vivant. Afin de donner plus de poids à son
récit, l'auteur l'a mis dans la bouche d'Athanase le grand patriarche, comme
cela se faisait d'ordinaire dans les récits semblables que l'on plaçait tous dans
la bouche de quelque personnage célèbre, afin de lui attirer créance \ Ce
fragment se compose de deux feuillets qui se tiennent dans le manuscrit précité
de la Bibliothèque Nationale où ils sont cotés 70-72.

III. — SERMONS DE PAKHOME

Les fragments qui sont rangés sous ce titre appartiennent au Musée de
Naples, où je les ai copiés pendant les mois de juillet, août et septembre 1890,
et à la collection d'Oxford. Les premiers ont été décrits par Zoéga dans son
Catalogue sous le n° clxxiv 3. Je n'ai pour garant qu'ils aient été prononcés
par Pakhôme que le titre qui suit et précède chacun d'eux ; il est en vérité
fort facile de mettre dans un titre ce que l'on veut et les Coptes ont trop souvent
voulu mettre dans ces titres autre chose que la vérité. Cependant, quand on
examine intrinsèquement ces fragments, rien ne s'oppose à ce qu'on les attribue

1. E. Amélineau", Monuments, etc., tome XVII des Annales du Musée Guimet. p. 39. 293 et 384.

2. E. Amélineau, Contes et Romans de l'Egypte chrétienne, introduction.

3. Zoéga, Cal. Cod. Copt.. p. 371.
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