Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

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E. AMÉLINEAU

à Pakhôme, quoique quelques-uns d'entre eux sentent une rhétorique bien
recherchée pour l'esprit de Pakhôme. Mais qui peut limiter sûrement les bornes
de l'esprit qu'il connaît le mieux ? Il me semble bien hasardé de dire, comme
l'ont fait certains critiques transcendants : «Tel auteur n'a jamais pu écrire ceci,
parce que son esprit ne le portait point vers ce sujet, ou parce qu'on y trouve
certains mots qui ne sont pas de son vocabulaire habituel. » Ce ne peut guère
être là une raison décisive, ce peut être tout au plus une raison dubitative qui
doit faire apporter un plus grand soin à examiner les autres faces du problème,
car un écrivain, si pauvre soit-il dans son vocabulaire, et précisément parce
qu'il est pauvre, peut bien sortir quelquefois de sa pauvreté et employer des
mots qu'il n'emploiera que très rarement. C'est du moins ainsi que je com-
prends ce problème, aprèsy avoir beaucoup réfléchi. Les idées qui se trouvent
dans les sermons qui sont ici publiés ne sortent point du cadre général des
idées que pourrait avoir un esprit comme celui de Pakhôme ; je n'ai donc
aucune raison pour lui en refuser la paternité, quoiqu'il puisse parfaitement
se faire qu'il n'en soit pas l'auteur et que cette paternité lui ait été attribuée
après sa mort par quelqu'un de ses disciples trop zélés.

Ces fragments occupent deux feuillets qui n'ont pas de pagination. Ainsi que
Zoéga l'a fait observer, le dernier contient un récit qui se trouve presque mot
pour mot dans le recueil connu sous le nom d'Apophthegmes des Pères du
désert et dont Zoéga, dans son Catalogue, a publié la partie que contiennent
les fragments du Musée de Naples, maintenant la Biblioteca nazionale de la
même ville1.

Les seconds fragments qui sont la propriété de l'établissement nommé
Clarendon Press et qui sont déposés, comme je l'ai dit, à la Bodleian Library,
occupent ici en réalité la première place, uniquement parce qu'ils sont paginés.
Ils comprennent deux feuillets séparés, paginés £«--o et oe-oc. Ce que j'ai dit
tout à l'heure des fragments de Naples peut et doit s'appliquer parfaitement
aux fragments d'Oxford.

i. Zoéga, Cat. Cod. Copl., p. 371.
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