Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 491
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INTRODUCTION

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IV. — SERMONS DE THÉODORE

L'unique fragment d'un seul folio qui contient les sermons de Théodore,
et qui est paginé pvi^ et pn&, provient de la Biblioteca nazîonale de Naples ;
Zoéga en a parle" dans son Catalogue, sous le n° clxxvi1. Je n'ai nulle ob-
jection non plus à faire contre l'authenticité de ce fragment, et pour les mêmes
raisons que celles qui ont été énoncées à propos des sermons attribués à Pa-
khôme. Ce fragment est malheureusement trop court pour pouvoir fournir
des arguments intrinsèques ; cependant on remarquera dans le second ser-
mon une phrase où est employé le mot qui signifie couvent, congrégation, ce
qui rentre bien dans l'ordre des faits nécessaires pour attribuer à Théodore la
paternité de ces œuvres.

V. — LETTRES DE HORSIÎSI

Ces lettres proviennent également de Naples et Zoéga en a parlé dans son
Catalogue, sous les nos clxviii et clxix2. Elles occupent cinq feuillets,
qui appartiennent à deux manuscrits différents et dont les quatre premiers
se suivent et sont paginés ic-ki? ; le dernier feuillet est paginé cic* et ci^. Les
raisons qui militent en faveur des Sermons de Pakhôme et de Théodore mi-
litent également en faveur des Lettres de Horsiîsi : la possession vaut titre,
même chez les Coptes, à moins qu'il ne soit prouvé qu'il y a supercherie, et il
n'y a nulle raison de retirer à Horsiîsi la paternité de ces lettres. Outre qu'il
y en a une nominalement adressée à Théodore, d'autres raisons intrinsèques
viennent militer en faveur de l'attribution qui en est faite à Horsiîsi. Ce céno-
bite était une âme simple, si simple que sa droiture avait été reconnue de son
vivant, s'il en faut croire les récits que l'on trouvera soit dans cette seconde
partie de cet ouvrage, soit dans le volume que j'ai publié dans les Annales du
Musée GuîmeP, et qu'on l'avait surnommé le Véritable Israélite, en qui il n'est

1. Zoéga, Cat. Cod. Copt., p. 371.

2. Ibid., p. 372 et 373.

3. E. Amélineau, Monuments pour servir à l'histoire de VEgypte chrétienne au VI" siècle, p. 653,
dans le tome XVII des Annales du Musée Guimet.

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