Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

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INTRODUCTION

XII. — VIE DE PAMIN

Je crois que le Pamin dont il est ici question est le Pamin qui fut le
successeur de Mathieu qui fait le sujet du paragraphe précédent. Les frag-
ments que je publie sont tous tirés des manuscrits de la Bibliothèque Natio-
nale. Ils font partie du volume 12913, folios 6 et 7. Je ne peux rien dire
d'autre ; et je me contenterai seulement de faire observer combien est curieuse
et instructive la raison que donne le supérieur du couvent où Pamin veut se
faire moine : il refuse de recevoir le jeune homme parce que celui-ci est trop
beau et qu'il serait un sujet, ou plutôt un objet de tentation pour les moines.
Ces paroles se passent de commentaire.

XIII. — VIE D'ABRAHAM

La Vie d'Abraham de Fargout, ou Farschout, ne nous est connue que
par des fragments dont les cinq premiers appartiennent à la Bibliothèque
Nationale et les autres au Musée de Naples, ainsi qu'il est facile de le voir
d'après le Catalogue de Zoéga1. Les premiers fragments de la Bibliothèque
Nationale font partie des manuscrits qui ont été découverts en Egvpte il y a
une dizaine d'années ; le second faisait partie de la môme Bibliothèque dès
le commencement du siècle. Ce sont les seuls qui contiennent des fragments
concernant la vie d'Abraham. Les premiers appartiennent au manuscrit 12913,
folios 12, 13, 14 et 15 ; le second fait partie du manuscrit 78, folio 32 : il est
paginé K-e-'A. et se trouve à l'envers. Les fragments du Musée de Naples ne
contiennent que des miracles qui sont censés se produire pendant la vie et
après la mort du moine dont il est question. Cette Vie a été aussi écrite par
un cousin d'Abraham.

Nous en serions réduits à ces minces détails, si le Synaxare ne contenait
l'abrégé de la Vie de ce moine qu'il appelle Éphrahâm, parce que l'auteur,
n'ayant pas réfléchi que le nom de son héros était un nom hébreu, a
cru que le b se prononçait f, comme c'est en effet la prononciation copte. Au
vingt-quatrième jour de Toubah, il donne la notice suivante : « En ce jour

1. Zoéga. Cal. Cod. Copt.. n" CCXXII, p. 547-548.
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