Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

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INTRODUCTION

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d'autres proviennent du musée de Naples, et Zoéga en a parlé dans son
Catalogue1; l'un est conservé à la Bodleian Library, à Oxford, et appartient
à l'établissement de Clarendon Press; le dernier enfin devrait aussi faire
partie des fragments de la Bibliothèque Nationale, mais pour une raison que
j'ignore il est resté au Caire, où il se trouve sans doute encore parmi une ving-
taine de fragments que j'ai déposés dans la bibliothèque de la Mission archéo-
logique permanente en 1885. Lorsque j'ai fait le classement des fragments
coptes qui sont à la Bibliothèque Nationale je ne l'ai pas trouvé; mais je
l'avais copié au Caire et ma copie est toujours avec moi. C'est un très beau
manuscrit, admirablement écrit en onciales, autant qu'il m'en souvient, et il
m'avait frappé dès que je le vis.

Le plus important de ces fragments est celui qui est conservé à Oxford et
qui forme ici le numéro trois; je l'ai déjà publié dans le Journal Asiatique,
au cahier de novembre-décembre 18882. J'ai alors attiré l'attention sur le rôle
qui est attribué au Makaukas, ou plus exactement Mouqoqis. Ce que je pen-
sais alors, je le pense encore aujourd'hui et je n'ai nulle raison de modifier
mon avis. Les autres fragments contenus ici ne sont utiles que pour l'histoire
du monachisme, ou plutôt du cénobitisme; seul, le feuillet d'Oxford permet de
résoudre l'énigme historique attachée au rôle du Mouqoqis.

L'auteur de la Vie de Samuel n'est pas nommé dans les fragments que nous
possédons, et le Synaxare qui nous en a conservé le résumé n'en parle pas
davantage. Comme je l'ai fait pour les autres moines précédents, je citerai
ici ce résumé, afin de fournir une pierre de touche pour que l'on puisse juger
de la suite des événements. « Et encore en ce jour (le 8 Kihak) mourut le grand
saint anba Samuel, chef de la montagne de Qalamoun. Ce saint était du dio-
cèse de Masîl, et ses parents étaient pieux, saints, purs : c'était leur fils unique;
son père se nommait Silas; c'était un prêtre béni. Et une nuit il vit dans un
songe une personne lumineuse qui lui dit : « Il est impossible qu'à ton fils
que voici l'on ne confie pas de grandes communautés, qu'il ne soit pas un élu
du Seigneur, contentant Dieu tout le long de sa vie. » Le jeune garçon Samuel
était vierge, pur, depuis son enfance, comme Samuel le prophète; il avait a
chaque instant l'idée du monachisme. Un certain jour il trouva moyen de
sortir de chez ses parents pour aller à la montagne de Schîhàt; il ne connais-

1. Zoéga, Catal. Cod. Copt., n° CCXXI, p. 545-547.

2. Journal Asiatique, 1888, nov.-déc, p. 3Ô1-410.
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