Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 527
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1895bd2/0055
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
FRAGMENTS DES VIES DE PAKHOME ET DE THÉODORE S27

ïtTeqv^rT^H ïiTOOTq aawx.^iz£ kô^x c^p oirptojuie eq^ocY eKuj^up neTH^iioTrq
ïtà.q uj^qei ct^icohcic 1 ïitc ns^iveo» tj^ï r^p Te t^pmh «.nnoTTe eTpviujn
cMce xxn neuepH'y- îiTepe neTxxxi&y -^e ciotju nujA'xe nc&to uineiie\toT
n^^toju ô.tjl*.oouje eÊoAg^TOOTq e-ygn (-%c-) oimoiy nco"\c<V Atjuuvre2. utc-
poTrntoo -2k.e eTeif^e\ieeTe £v neiooT noeiieeTe i"iiiu,\'Y tciij ncon ctt^ic iit-
^q^iTi1 iiuoc KdkTis. ee euT^q^iovt eTOOTq h<7s npioAte jumuoiTTe ^n*>. n&.-
£iojut. ô.t<jù AAimcôv g^eïi rékot! ng^ocy is.qttH<Çe nco» eTAtu^-y ;yqKOTq
ujis. neneiioT nixo lojul &.qoY(OujT eiteq^ios xx\i \ieqoTepHTe <\toj ncs^q ît*».q ose
^"Xhoioc ^k^ïce caji^tc co npiojuuï a*.nuoirre n^pa< eTHcooTAA ctêhhtk
AAJLiHne k^s c*^p n<xoeic neTcoomi4 exie jmnKp ç^peuj ^ht cxcoi june-
goo*y iiTô.icav^o'Y a**aok xiiOK ni^eHT tipeqp uo&e ene KTdvK^e A^^'y "UJ^-
■se ujs.j eqiti^ujT ne cic^hhtc ^r\o eio jutxioii^^oc ^i£>cok i^sp kocjulïkou ;
kcju.^aaô.ô.t htok co npoojme junnoTTe eïtT^ irsoeic tèvïio oj eTfse TeKAtuTg^peuj

£ht JU.ll TeKAXltT^pHCTOC.

ô^Tto ^cujoone «OToocy ^-yptoxAe6 eme ïiTequjeepe «j^poq emi otiïcs

nous arrachions son âme des mains de l'ennemi ; car un homme méchant, si
tu lui fais du bien, il arrive à la conscience du bien, car c'est l'amour de Dieu
que nous endurions souffrance les uns avec les autres7. » Et, lorsque ceux-ci
eurent entendu les paroles d'enseignement de notre père Pakhôme, ils le
quittèrent étant dans une grande consolation ; quand ils furent arrivés à leur
couvent, le père de ce couvent délégua le frère à la charge qu'il avait de-
mandée, selon ce que lui avait ordonné l'homme de Dieu apa Pakhôme.
Et après quelques jours, ce Irère eut son bon sens, il retourna vers notre
père Pakhôme, il adora ses mains et ses pieds 8 et il lui dit : « Vraiment tu
t'es élevé grandement, ô homme de Dieu, au-dessus de la manière que nous
entendons de toi chaque jour; car le Seigneur sait que si tu n'avais pas été
plein de mansuétude pour moi au jour où je t'ai insulté, moi, ce stupide pé-
cheur , si tu m'avais dit quelque parole dure, voici que je cessais d'être
moine, je m'en allais, je devenais laïque. Béni sois-tu, ô homme de Dieu,
car le Seigneur m'a fait vivre à cause de ta mansuétude et de ta douceur. »
Et il arriva un jour qu'un homme amena vers lui sa fille sur laquelle était

i. Lisez : eoif&ic-eHCic. — 2. Lisez : zxxi>.je. — 3. Lisez : ft.qjN.iTei. — 4. Lisez : n^oeic ne ctcooth.
— 5. Lisez : kocaiikoc. — 6. Lisez : 0. o-ypwAJie. — 7. C'est-à-dire : La charité veut que nous souririons
les uns avec les autres, dans le sens de les uns par les autres. — 8. C'est-à-dire : Les baisa.
loading ...