Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 542
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E. AMÉLINEAU

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nourrir, il restait jusqu'à son second (jour) sans manger, il mettait un peu de
sel sur sa main, il mangeait son pain avec. Et c'est ainsi qu'il se conduisait avec
eux en tout temps, étant leur serviteur, selon l'engagement qu'il avait pris en
présence de Dieu, ainsi que Paul dit: « Etant libre en toute chose, je me suis
fait esclave pour chacun, afin de gagner le plus possible. » Mais eux voyant
son humilité et (sa) soumission, car ils n'avaient pas rectifié leur cœur vers le
Seigneur, ils usaient de lui avec mépris et une grande manque de crainte. Et
il arrivait qu'il leur ordonnait une fois d'établir une chose pour leur besoin, ils
lui répondaient, ils l'injuraient disant : « Nous ne t'obéirons point. » Mais lui,
il ne leur rendait rien en échange, mais il était plein de mansuétude pour eux2,
disant : « Ils verront mon humilité et ma souffrance, ils se convertiront à Dieu,
feront pénitence et le craindront. » Et cela, il le faisait selon la parole de Paul,
car un serviteur de Dieu, il ne faut pas qu'il combatte, mais qu'il soit humble
envers chacun qui l'enseigne, supportant les mauvais, enseignant ceux qui
répondent avec douceur, afin que Dieu leur donne le repentir vers la connais-
sance de la vérité, qu'ils se mettent à l'abri des embûches du diable, qu'ils

i. Lisez : nceAACTMtoei. — 2. Mot à mot : Il était doux pour eux dans une grande mansuétude. Le
français n'a pas d'adjectif qui réponde au nom mansuétude. ■
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