Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 726
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E. AMÉLINEAU

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hik^ots-c xt.ju.sne hïai ^qenie sjLA*.ooy e^p^ï enjLium^cTHpion2.............

...................................................{sic exit).

IV

(-xx-&-) oT^fdv^oc ne en^uje neqndw nqoTreuj njuicy &.n xtnpeqp no&e née
CTpeqRToq e£>o"\.£n tcçhh e^ocy nqu>n£. n^ç^e THpq Aui*.;veeoc3 ngHne
iiT^qa^q ujis. Tenoy eqcopxt gn oTcoopui eTÊe neqno&e «m eTeqeipe juuutoo'y
jumegoo'y a*.n tctujh g^coc enxto jujuloc ose ennuie enxiHn efto"\ uj^ eneçj
eic neTCH^ £jul n^nocTo'Xoc ^q^coK e&oA cxoon "se ^ neoToeiuj juin^JciiDA

et de l'encens diasmî, il remplit les vases de toute sorte, il les amena au

monastère.......................................................

............................................(sic exit).

IV

......il est bon, sa pitié est grande, il ne désire pas la mort du pécheur,

comme (il désire) qu'il se convertisse de sa voie mauvaise et qu'il vive. Toute
la vie de Matthieu le pauvre, il l'a passée jusqu'ici errant dans une erreur à
cause des péchés qu'il fait le jour et la nuit, comme si nous disions que nous
demeurons fermes éternellement. Voici que ce qui est écrit chez l'apôtre s'est

i. C'est le mot écrit : AiopcviiH dans les papyrus gnostiques d'Oxford. — Cf. E. Amélineau : Le
Papyrus gnostique Bruce, p. 192, dans le tome XXIX, 1" partie des Notices et Extraits des manuscrits.
Ce fragment contient plusieurs mots sur lesquels je dois revenir. D'abord le mot xiOTc^ô-Ttoit : je suis
bien tenté de voir dans ce mot le nom de la ville de Alascate, située dans l'Arabie, qui en latin se nom-
mait Mascatum et en grec est désignée dans le Périple de la mer Rouge sous le nom de Moaya Xtjr^v.
Comme l'encens se tirait de l'Arabie, il ne serait pas étonnant que celui dont il s'agit ici se fût appelé
encens de Mascale, du nom du lieu d'origine. 11 faudrait donc corriger le mot en A*.OC9C*>-T(0lt. En second
lieu, le mot •xtoto.u.e que j'ai traduit par paquet n'est pas connu en ce sens; comme l'a noté Peyron dans
son dictionnaire, d'après ce passage, il signifie une chose enroulée. Les Coptes devaient enrouler cet
encens précieux, comme ils faisaient de leur argent, dans une bande d'étoffe qu'ils suspendaient à leur
cou ou dont ils se servaient comme d'une ceinture. On pourrait peut-être penser aussi au mot libra,
comme avait fait Zoëga (Cat. Cod. Coft., p. 538), mais je ne crois guère la chose possible. Peut-être
serait-il encore plus vrai de penser que l'enveloppe de l'encens était faite de papyrus, d'où le mot
loto Aie. Enfin l'expression ïie'Aifi*.noc ii'^i-scjuih a été traduite par Zoëga {op. cit., p. 537) par jasmin.
Je ne crois pas ce sens possible et j'ai préféré ne pas traduire le mot. — 2. Lisez : enxj.o«ô,CTHpiOH. —
3. Lisez : x».jULô.'r^>«lioc.
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