Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos: [lu devant l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, dans sa séance du 29 mai 1896] — Angers, 1896

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ractère et de la profonde obscurité dans laquelle je vis :
j'ai indiqué simplement une hypothèse admissible.

On s'est peut-être demandé pourquoi je n'ai pas répondu
séance tenante aux paroles de M. Maspero. J'ai eu plu-
sieurs raisons. D'abord, l'heure étant avancée, M. le Pré-
sident de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
m'invitait à répondre brièvement, lorsque ma réponse au-
rait exigé d'assez longs détails ponr être comprise. En se-
cond lieu, j'avais peur que la discussion ne prît, ou même
ne gardât un ton qui n'avait rien de scientifique. De plus,
si je connaissais les monuments dont je parlais, alors que
M. Maspero n'en avait entrevu que les photographies,
mon éminent contradicteur a une très grande habitude de
, la parole, que je n'ai pas; en écrivant je recouvre une par-
tie des moyens que je n'aurais pas en parlant et la grande
distance qui existe entre lui et moi diminue d'autant.

Je publie d'abord le compte rendu des fouilles que j'ai
lu devant l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, je le
fais suivre des observations présentées par M. Maspero, puis
je présente moi-même les quelques raisons scientifiques
qui m'ont semblé bonnes à faire connaître ici. J'ai commu-
niqué à M. Maspero le résumé des observations qu'il a
faites afin qu'il jugeât si ce résumé était bien conforme
aux paroles qu'il a prononcées, et qui n'ont pas encore été
publiées : après l'avoir lu, il m'a dit que c'était bien, à
quelques petites nuances près, le sens des paroles qu'il
avait prononcées. Je suis donc certain de ne pas combattre
des moulins, et aussi d'avoir agi honnêtement. Le lecteur
aura ainsi une partie des pièces du procès scientifique en-
gagé et il jugera comme il croira devoir juger.

Paris, 6 juin 1896.
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