Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos: [lu devant l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, dans sa séance du 29 mai 1896] — Angers, 1896

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COMPTE RENDU

DES FOUILLES D'ABYDOS

Lu devant Y Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,
dans sa séance du 29 mai 1896.

Les fouilles que j'ai eu l'honneur et l'avantage de diriger
à Abydospendant l'hiver 1895-1896 ont produit des résultats
tellement inattendus que j'ai cru devoir, en ma qualité de
Français, communiquer ces résultats à la plus haute assem-
blée de mon pays à la juridiction scientifique de laquelle ils
ressortent. C'est en Egypte qu'est née la pensée qui s'est tra-
duite en acte pendant cet hiver : ayant fait plusieurs fois le
voyage d'Egypte, M. le marquis de Biron séduit par les
grandes découvertes faites en ces dernières années, obsédé par
la pensée qu'on pourrait peut-être sur le sol de l'Egypte ren-
contrer les sépultures de ces deux premières dynasties dont l'é-
loignement est si reculé qu'elles en peuvent paraître presque
mythiques, M. le marquis de Biron sut trouver deux de ses
amis avec lesquels il s'associa, M. le comte Henri de la Bas-
setière et M. Sigismond Bardac, il leur fit partager son enthou-
siasme et c'est grâce à leur association que j'ai été envoyé
l'année dernière en Egypte et que j'ai pu faire les fouilles
dont je viens aujourd'hui exposer les résultats à l'Académie.

Ce n'est pas sans une vive appréhension que j'ai accepté
d'aller fouiller la nécropole d'Abydos : l'ombre du grand
Mariette semblait la garder contre toute tentative téméraire
et je savais, pour avoir lu ses ouvrages, qu'il l'avait fouillée
pendant dix-huit ans. Dès lors je me demandais ce que je
pouvais découvrir en de pareilles circonstances, car je n'étais
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