Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos: [lu devant l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, dans sa séance du 29 mai 1896] — Angers, 1896

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mais dont]il n'existe plus actuellement d'intact que le mur
nord; le mur est a perdu quelques-unes de ses pierres, le mur
sud n'en comptait plus qu'un petit nombre et du mur ouest
on ne voit plus que l'amorce des pierres du côté où ce mur
rejoignait la paroi septentrionale. Le revêlement était entière-
ment couvert de textes assez mal gravés sur la pierre de gra-
nit, n'ayant qu'un très minime relief en creux, mais rehaussés
d'une couche de couleur bleue qui a tourné au vert. Les
pierres avaient été assez mal taillées, il y avait eu des éclats
et pour remédier à ces éclats on avait recollé le morceau
éclaté avec une sorte de ciment traditionnel, et même, quand
les morceaux n'avaient pas été retrouvés, on avait simplement
mis du ciment sur lequel on a peint les hiéroglyphes ou les
personnages du texte. Les textes sont en effet illustrés, et
rien qu'à voir les cynocéphales, les serpents qui lancent des
jets de flamme, les déesses et les barques où est monté le
dieu Râ ou le Soleil, on sait, à ne pouvoir s'y méprendre, que
l'on se trouve en présence du livre connu sous le nom du Livre
de l'Hémisphère inférieur. Les représentations et les textes
sont rangés en plusieurs registres superposés les uus aux
autres, mais séparés par une bande horizontale contenant les
titres du défunt et les fonctions qu'il avait exercées. Cette
salle était pavée en grosses pierres de calcaire poli. La mon-
tagne avait été creusée vers le sud sans doute dans l'intention
de faire une seconde salle, car le mur d'enceinte était cons-
truis mais l'excavation n'avait été faite que jusqu'au premier
étage, elle était irrégulière et tout annonçait que les travaux
n'avaient pas été achevés. Ce fait ajouté à cet autre qu'il n'y
avait pas trace de sarcophage ou de puits funéraire, que l'on
n'a pas rencontré le moindre objet ou le plus petit fragment
des objets faisant'partie du mobilier funéraire, montre, je
crois, que le tombeau, pour une raison inconnue, n'a pas
servi, car dans tous les autres tombeaux j'ai rencontré des
vestiges de spoliation ou des objets ayant meublé la tombe.
Pour en avoir le cœur net, j'ai fait enlever l'une des pierres
du pavé, croyant que peut-être ce pavé masquait l'entrée du
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