Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos: [lu devant l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, dans sa séance du 29 mai 1896] — Angers, 1896

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tité de signes dont les formes sont encore plus archaïques que
celles qui ont été trouvées dans les pyramides de Saqqarah,
mais qui sont complètement inconnues, ce qui serait assez
curieux pour la XL dynastie. Les stèles de la XIe dynastie
sont assez développées, du moins celles qui sont dans le Cata-
logue des monuments d'Abydos de Mariette, elles font con-
naître des titres, le nom de certaines divinités y est inscrit :
ici rien de pareil, il n'y a ni composition de tableau, ni titres
connus, ni noms de divinités : il n'y a que les noms des dé-
funts avec un titre toujours le même. Il n'y a donc pas à éta-
blir de rapprochement entre des monuments si divers. Dans
sa notice des stèles de la XIe dynastie, Mariette dit à la vérité
que le style de ces stèles est très primitif; mais il n'emploie
pas le mot archaïque : ici au contraire le style est en même
temps très primitif et très archaïque. On a voulu encore tirer
parti de certains noms gravés sur les stèles pour en rappro-
cher l'époque jusqu'à la XIe dynastie et l'on a cité en parti-
culier le nom de la dame. Bonit, courant sous la XIe dynastie.
Je ne crois pas d'abord que les stèles contiennent ce nom ;
mais en admettant pour un instant le fait, comment ce nom
serait-il particulier à la XIe dynastie, lorsque le masculin Bon
est employé couramment dans les tombeaux de la IVe dynas-
tie. Si le masculin est employé, le féminin a bien pu l'être et
l'a été. Rien ne s'oppose donc à ce que les stèles des parti-
culiers remontent à une époque très reculée où l'art d'écrire
était encore rudimentaire.

Restent les stèlesroyales. Elles sont beaucoup pl us parfaites,
l'une d'elles surtout, celle du roi Serpent, qui témoigne d'une
grande habileté, mais dont le caractère archaïque est indé-
niable. Elles portent toutes le caractère du plus Ancien Empire.
J'ai déjà attiré l'attention sur ce fait que le bas du rectangle
contient l'image d'une maison telle qu'on la concevait, par
exemple au temps de Mycérinus, puisqu'elle est identique
avec celle du fameux sarcophage de ce roi. Je ne prétends au-
cunement soutenir cette expression bannière royale : je l'ai
employée parce que l'on s'en sert couramment et je suis tout
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