Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ÂBYDOS XXIX

fussent pas interrompus, j'avais marqué les parties où il fallait faire des
sondages et il semblait que le travail indiqué suffirait amplement, et
même davantage, pour le temps que devait durer mon absence, c'est-à-
dire une quinzaine de jours. Mais., après mon départ, les sondages qui
furent exécutés avec beaucoup d'intelligence et avec la plus grande ponc-
tualité, ne firent découvrir aucun monument, et les ouvriers eurent fini
le travail au bout de cinq ou six jours. Il fallait occuper les ouvriers
jusqu'à mon retour, et Mohammed effcndi Daher auquel j'avais donné
des instructions pour cette éventualité et auquel j'avais bien recom-
mandé de ne pas licencier les ouvriers sous aucun prétexte transporta
les travailleurs à la pointe ouest de la nécropole du nord où quantité
de puits funéraires attendent encore qu'on les ouvre. Il devait seule-
ment chercher les puits et les faire déblayer jusqu'à une certaine pro-
fondeur, n'ouvrir aucun tombeau, sous quelque prétexte que ce pût être,
avant mon retour. Il exécuta ponctuellement ses instructions, et, quand
je fus de retour, je trouvai de quinze à vingt puits qu'on ouvrit de suite.
Ce fut là un premier dérangement dans le plan que j'avais dès lors conçu
et que je voulais exécuter.

Dès mon retour, je ne laissai que quelques ouvriers ouvrir les puits,
j'en occupai quatre-vingts environ au déblaiement du tombeau d'Aou-
ouapta, et avec ce qui me restait je fis exécuter des sondages dans le
grand axe de ce tombeau jusqu'à un ensemble de buttes, les unes pe-
tites, les autres grandes que les indigènes désignaient sous le nom
d'Om el-Ga'ab, la mère aux petits pots, parce que la plupart des buttes
étaient couvertes de petits pots. Je fus d'abord assez heureux dans mes
recherches, comme je le dirai plus tard dans ce mémoire. Vers le 8 fé-
vrier tous mes hommes étaient réunis à Om el-Ga'ab. J'attaquai bientôt
le plateau qui séparait la première butte de la seconde, où je n'espé-
rais faire que des sondages; je fus amené à faire de longues et infruc-
tueuses fouilles, car le plateau était rempli de tombeaux intéressants
sans doute pour la science, mais qui non seulement ne me fournissaient
aucun objet, mais qui ne m'offraient aucun renseignement : je n'y ren-
contrais que des vases de poterie grossière que je ne pouvais attribuer
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