Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 5

des Morts : le nom du défunt ne se trouvait pas sur ces misérables restes.
Les stèles forment la plus grande partie de ce que j'ai recueilli en cet
endroit, puis viennent les scarabées, petits et grands; ces derniers avec
garniture, c'est-à-dire avec les deux ailes et avec les quatre génies funé-
raires attachés deux aux ailes, le troisième à la partie antérieure, le qua-
trième à la partie postérieure de l'insecte sacré. Parmi les petits objets,
on ne trouva rien qui vaille la peine d'être noté, à moins que ce ne soit
les petits rectangles en calcaire ou en plâtre recouverts d'une couche
très mince d'émail bleu sur verre. Il faut ajouter à ces stèles quelques
tables d'offrandes en grès ou en calcaire, même en terre cuite, lesquelles
n'offrent pas grand intérêt pour la science. Je ne dois pas oublier qu'en
cet endroit, il fut trouvé quelques silex, une quinzaine environ, de
forme assez grossière, mal taillés, mal éclatés, et que je remis à M. le
directeur général du Service des fouilles en Egypte, dont la compétence
à ce sujet est très grande, tandis que la mienne était nulle ou à peu
près. Je dois aussi mentionner les coquillages petits et grands : les petits
sont surtout des cauris, les grands des coquilles nacrées encore très bril-
lantes. Des premiers, j'ai recueilli plus d'une centaine, des seconds
environ une quinzaine. La poterie est aussi représentée parmi les objets
trouvés dans cette partie de la nécropole, poterie grossière, mais ver-
nissée, ayant des formes très curieuses sur lesquelles je reviendrai. Les
vases en albâtre se réduisent à un seul, qui fut trouvé le 5 décembre.

Avant d'avoir épuisé tout l'îlot situé au nord-ouest de Kom es-Soul-
tan, mes ouvriers m'avaient demandé d'envoyer quelqu'un d'entre eux
un peu plus à l'ouest, au commencement du plateau sur lequel Mariette
a rencontré ce qu'il a nommé la nécropole des Chanteuses d'Amon,
dans la direction de la Schounet ez-Zebib. Ils eurent bientôt mis à jour
un tombeau de forme circulaire, comme une citerne, ayant un revête-
ment de briques cuites, le seul exemple que j'aie trouvé de semblables
tombeaux durant l'hiver dernier. La citerne élait comblée de sable et
de gravats : les ouvriers en les déblayant ne découvrirent absolument
rien. Ayant achevé le déblaiement delà partie circulaire, ils trouvèrent
deux petites ouvertures taillées dans la molasse, l'une située vers
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