Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

Seite: 21
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1899bd1/0060
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
NOUVELLES FOUILLES D'AilYDOS 11

Toute cette salle était ceinte d'un second mur en briques qui entou-
rait aussi une seconde salle située au sud de la première et qui n'avait
jamais été achevée. En effet, le sol de cette seconde salle était à environ
un mètre au-dessus du sol de la chambre revêtue de granit rose; il n'é-
tait pas égal, certaines parties ayant été creusées plus que d'autres,
et pas une n'ayant été conduite jusqu'à parfait étal. Partout on retrouvait
la molasse compacte de la montagne, signe bien certain que rien n'avait
été achevé. Le mur d'enceinte qui l'entourait était complet du côté ouest,
celui du côté nord était formé par le mur sud de la chambre première;
le mur sud présentait une particularité : à environ 2m,40 du côté de
l'ouest, on voyait comme une amorce de porte, mais la porte n'existait
point. Du reste à cet endroit la montagne était très élevée, presque de
niveau avec le haut du mur de revêtement, et par conséquent c'était
une bonne preuve que l'excavation n'avait pas été achevée. Le mur sud
était à peu près parallèle au mur nord, mais plus long, car à son extré-
mité la partie du mur est qui allait rejoindre le couloir était oblique: la
longueur totale était de llm,15. La raison de cette obliquité est que, la
seconde salle n'ayant pas été creusée complètement, le sol de ce qui a
été creusé est, à l'extrémité est, de plain-pied avec le retrait qui existe
dans les autres parties, ou pour mieux dire encore, les ouvriers n'ont
pas arrêté assez tôt leur travail pour que ce retrait pût exister. De là
l'obliquité du mur d'enceinte est. D'ailleurs cette chambre n'eût jamais
été régulière, que ce retrait eût existé ou non. Du côté nord, le mur
d'enceinte dépasse la première chambre de 3ra,26.

Dans la description qui précède, le lecteur aura observé qu'il n'a point
été question de puits funéraire ou de sarcophage. C'est que je n'en ai
pas rencontré la plus petite trace que ce soit. Le sarcophage, si sarco-
phage il y avait, ne pouvait pas être dans la seconde chambre qui n'avait
jamais été terminée; il n'était pas dans la première puisque je ne l'ai pas
trouvé, ni remarqué la place où il aurait pu être, ni rencontré le plus
petit fragment qui en indiquât la présence. J'ai trouvé dans la salle plu-
sieurs fragments de granit rose qui provenaient à n'en pas douter des
pierres qui manquaient dans les murs démolis; j'ai même rencontre
loading ...