Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

Seite: 28
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1899bd1/0067
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
28 .NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS

bres et le propriétaire en était un certain Nespanouterdjer : on n'y a ren-
contré que des statuettes en terre cuite émaillées. Le puits n° IX ne
contenait que de petits objets sans grande valeur : il était la propriété
d'un prêtre nommé Djethoraufônekh, nom qui indique d'une manière
assez précise l'époque à laquelle vivait celui qui le portait, car il nous
reporte vers la XXIIe dynastie, époque pendant Inquelle l'Egypte n'était
pas très riche, et sans doute les tombeaux avoisinants en cette même
région de la nécropole remontent à la même période. Au fond, tous les
prêtres dont les cinq tombeaux qui précèdent contenaient les restes,
étaient des gens d'un caractère moyen, soit que les fonctions sacerdo-
tales qu'ils exerçaient ne fussent pas trop élevées, soit qu'elles ne fussent
pas trop rétribuées, tout en étant élevées. Les deux derniers tombeaux
étaient remplis de corps momifiés : il y avait toute une famille et je
lis ramasser les crânes en cas qu'on en eût besoin pour des études
de craniologie. Ils sont restés à Abydos.

Les puits nos X, XI et XII étaient construits d'une manière identique.
Ils étaient assez profonds et avaient deux chambres, l'une située vers
le sud, l'autre vers le nord : ces tombeaux étaient un peu plus riches que
les précédents. Les objets trouvés y dénotaient un luxe que je n'avais
pas rencontré chez les autres. On commença d'y trouver une tête de
canope, celle à tête d'épervier; malheureusement le bec de l'oiseau
était brisé. Les perles en verroterie abondaient, les scarabées recom-
mençaient à se montrer et l'on trouva un joli vase en albâtre rubané : il
était heureusement intact. Le tombeau XIII avait quatre chambres,
deux au nord et deux au sud : il fournil un miroir en bronze, douze
pointes de flèches également en bronze, et des bagues, dont l'une en
cornaline, plus certains amulettes de très petite dimension. Je ne compte
pas la poterie en terre. Le XIV ne donna aucun objet, sauf des statuettes
en grand nombre — il y en avait quatre pleines confies — el de la plus
mauvaise terre. Le XV comprenait sept chambres, une au nord et six au
sud. Celles du sud avaient été totalement spoliées par les indigènes qui
y étaient entrés, à une époque inconnue, par un autre tombeau situé à
côté, dans la muraille duquel ils avaient percé une galerie; au contraire,
loading ...