Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 2!)

la chambre du nord n'avait pas été visitée, ni par conséquent spoliée.
Les spoliateurs s'en étaient servis pour y accumuler les décombres
enlevées des six chambres du sud, et c'est à cette circonstance que nous
devons la conservation du mobilier funéraire ; aussi l'ournit-elle un
nombre relativement considérable d'objets; d'abord : un scarabée, deux
petits bracelets en or, deux boucles d'oreille de même métal, deux
grands miroirs de bronze, cinq petits pots à kohol dont deux avec leurs
styles, un chevet tout vermoulu qui tomba en poussière dès qu'il fut à
l'air, des perles en or et divers autres petits objets. Celte chambre
donna encore un vase fermé par un bouchon en terre qui avait si
bien durci qu'on ne put le détacher qu'avec beaucoup de difficulté. Il
était rempli de cendre avec une matière noirâtre à laquelle était mé-
langé du natron : évidemment c'était quelque partie du cadavre qu'on
y avait déposée. Chose étrange, le vase avait été si bien bouché et la
température de la chambre souterraine est si élevée dans la nécropole
d'Abydos (pie la cendre contenue dans ce vase, ainsi que je le fis cons-
tater dès que je m'en fus aperçu, était tiède et d'une chaleur supérieure
à celle de l'air sur le plateau où nous nous trouvions, quoique cette cha-
leur fût déjà passablement élevée. Cette chambre donna encore une cer-
taine quantité de statuettes portant toutes le nom de la dame.

Le puits qui conduisait dans la chambre du tombeau n° XVI donna
une petite statue malheureusement brisée, mais tenant en avant des
mains une plaque en calcaire contenant une scène sculptée dans la partie
supérieure et dans la partie inférieure un hymne au soleil dans le nom
de Mahou, scribe royal. Ce monument me semble être une copie posté-
rieure de l'hymne fameux d'EI-Amarna. Dans le tombeau était un magni-
fique œil mystique d'Osiris. en cornaline et portant au revers le car-
touche prénom d'Aménophis II, un joli vase en albâtre et des ustensiles
de toilette en bois. On y a trouvé également une statuette au nom d'un
certain Ramès, scribe des offrandes divines et chef de la maison d'Osiris.
Le tombeau a" XVII contenait plusieurs momies désignées par leur
nom. D'après les objets trouvés en déblayant le puits, les reis des
fouilles et les ouvriers avaient cru pouvoir conclure que nous nous
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