Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOL'iLI.ES D'ABYDOS 07

en terre rouge, sauf la bordure ouest sur une étendue de2niètresenviron.

Au sud de la grande butte s'étendaient deux petits renflements de
terrain en forme elliptique irrégulière : le premier avait 89 mètres de
longueur, 33m,70 dans sa plus petite largeur et 68m,85 dans sa plus
grande. La largeur est prise du nord au sud et la longueur de l'est à
l'ouest. Le second de ces renflements était un peu moins irrégulier; il
mesurait 70m,05 de longueur sur 114^60 de largeur. Ce ne sont là que
des mesures approximatives prises dans le sens de la plus grande lar-
geur ou longueur; il m'a semblé qu'elles suffisaient amplement au but
que je me propose. Le second de ces renflements aboutissait vers le
sud à une cinquième butte dont l'aspect était quelque peu bizarre,
puisque la partie est n'offrait que des fragments de calcaire, ou môme
de grosses pierres, tandis que la partie ouest était couverte des mêmes
poteries en terre rouge, intactes ou fragmentaires, que l'on pouvait ob-
server ailleurs et que j'ai déjà mentionnées en parlant des buttes pré-
cédentes, et cela à une profondeur de cinq ou six mètres. Les deux
renflements qui menaient à cette dernière butte étaient parsemés, eux
aussi, de tessons rouges, mais à une très petite profondeur, car la couche
ne dépassait pas 0m,20 au plus.

Au sud du môme plateau, celui qui s'étendaità l'ouest de la quatrième
butte, étaient deux petites dépressions de terrain dans lesquelles se
trouvaient deux tombeaux dont il sera question au deuxième chapitre.
Plus au sud, vers la montagne qui s'avance de ce côté et s'écarte brus-
quement vers 1 ouest, faisant presque un angle droit, le terrain redevient
le môme que partout ailleurs, et rien ne fait soupçonner l'existence de
tombes creusées de main d'hommes, quoique de temps en temps un
monticule vienne rompre l'uniformité de la plaine déserte. Ce n'est pas
à dire cependant que je doive m'en tenir à cet aspect premier et m'en
rapporter à ce jugement a priori; je compte, au contraire, faire exécuter
des sondages qui me diront si, oui ou non, les habitants d'Abydos, à
quelque époque de leur histoire que ce soit, ont usé de ces terrains
immenses pour y enterrer leurs morts, ou si la montagne n'a jamais été
employée aux usages funéraires. Derrière ce môme plateau, en tirant un
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