Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 87

trouver à M. de Morgan, directeur général des Antiquités en Egypte,
pour lui servir de preuves dans l'ouvrage qu'il consacre à l'Egypte pré-
historique'.

Le 17, je note encore : « On n'a trouvé aujourd'hui que des vases pri-
mitifs comme ceux d'hier, puis d'autres vases de forme conique ren-
versée et d'autres de forme un peu différente. » Et c'est tout.

Le 18, j'ai écrit laconiquement en tête de la journée : a On n'a rien
trouvé aujourd'hui, sinon des débris de vases en albâtre et en deux autres
pierres dures. » Plus loin dans ce même jour, j'explique un peu la trou-
vaille de ces débris, en ces termes : « D'ailleurs, plus on approche de
la seconde butte, plus on rencontre de débris de beaux vases en albâtre.
Aujourd'hui dans une tombe, on a rencontré une vingtaine de fragments
tous différents des vases splendides en toute espèce d'albâtre, tous
taillés avec une grande finesse de travail. II y avait entre autres une
table d'albâtre avec un pied qui devait entrer dans un support, d'un
travail magnifique. D'autres fragments, au-dessous du rebord, ont un
filet très léger, fort artistement fait. » Et je me demandais avec tristesse
qui avait pu faire des actes de vandalisme aussi stupide que ceux qu'il
avait fallu pour réduire en pareil état les œuvres des hommes d'autrefois !
Et déjà venait sous ma plume le nom des moines qui avaient saccagé
Abydos au commencement du vi* siècle de notre ère : je n'en savais ab-
solument rien, ainsi que je le notais, et j'ignorais que plus tard je
découvrirais un nom de chrétien sur les fragments qui restaient d'un
vase en albâtre.

Le 1!* enfin, je note en tête de la journée : « J'ai trouvé aujourd'hui
quatre petits silex taillés, un grand silex déforme recourbée, une table
d'offrandes avec trois trous au milieu en forme d'une petite auge oblon-
gue, et divers fragments de vases en albâtre portant des caractères. »
Ces caractères se composaient d'abord d'un épervier monté sur une
enseigne, ou ce qu'on nomme encore abusivement une bannière, et ce
qui est réellement une habitation plus ou moins habilement figurée.

(1) Il ne s*eu est pas d'ailleurs servi

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