Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'AliYDOS 97

trouvai des fragments de cônes en terre avec des dessins géométri-
ques, et peut-être quelques lettres. Je rencontrai également des frag-
ments de vases en albâtre ou en pierre dure, et sur l'un de ces vases
était un épervier au-dessus d'un rectangle, c'est-à-dire sur une maison;
mais encore cette fois la cassure avait emporté les signes hiéroglyphi-
ques devant exister dans le rectangle. Ce n'était pas avoir de chance. Par
contre, je trouvai un fragment de vase en albâtre avec des caractères
irrecs tracés au charbon sur la blancheur du vase. Ces caractères étaient
incohérents, et peut-être y avait-il un mélange de signes égyptiens ou
des imitations d'inscriptions anciennes. Quoi qu'il en soit, c'était une
lueur qui me donnait un indice non pas sur l'âge des tombeaux, comme
je me le dis d'abord, car j'étais encore féru de l'hypothèse que ces tom-
beaux pouvaient appartenir à une colonie militaire composée de merce-
naires d'origine grecque, mais sur l'époque à laquelle on avait spolié et
incendié ces tombeaux. D'ailleurs le jour n'était pas loin où je devais
trouver sur un fragment semblable un nom chrétien écrit tout au long.
Enfin au dernier moment on découvrit une petite plaquette de bois où
l'on voyait quelques caractères inscrits : ces caractères semblaient for-
mer un tout et c'était la première inscription que je rencontrais.

Au nord de ce tombeau s'en trouvait un autre qui avait complètement
été démoli. Les spoliateurs furieux sans doute de n'avoir rien trouvé
ou poussés par une rage féroce, avaient complètement détruit les murs,
soit uniquement pour détruire, soit pour faire des sondages, ainsi que
je l'avais l'ait pour la tombe recouverte par la seconde; butte, afin devoir
si par hasard les murs ne renfermaient pas quelque cachette. Ils en
avaient été pour leurs frais. On ne trouva rien autre chose dans ce
tombeau que deux fragments de poterie, où avaient été tracés des carac-
ti irs Coptes. Ainsi cette fois, on pouvait à peu près sûrement prouver
(nie les Coptes étaient passés par là, et il n'était peut-être pas imposs ible
de connaître ce qu'ils y étaient venus faire.

Je ne dois pas oublier ici la trouvaille d'un vase presque complet, en
albâtre grossier, qui fut trouvé dans ce tombeau. C'était une sorte de
mortier d'une épaisseur extraordinaire, dont presque toute" la partie
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