Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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118 NOUVELLES FOUILLES D'AltYDOS

pour faire complètement son œuvre de destruction et cuire les briques
des murs : sans doute qu'il ne fut que superficiel, car ces briques ne sont
cuites qu'à partir d'une certaine hauteur, toutes celles de la partie infé-
rieure étant restées crues.

Quelques-unes des tombes trouvées sur ce second plateau avait une
disposition analogue à certaines de celles construites sur le premier
plateau : deux en particulier se composaient d'une grande chambre et
de trois petits loculi. De plus le n° 55 n'est guère qu'un long boyau :
cette construction longue de 14m,95 et large seulement de 2'",30 était
remplie de grands vases déposés dans le sable et se tenant debout par
suite de l'accumulation du sable faite à dessein : il y avait environ une
centaine de ces grands vases, tous recouverts d'un énorme bouchon en
terre. Ces bouchons étaient estampillés, mais non pas comme les pre-
miers que j'avais découverts : ils portaient sur deux endroits opposés
l'un à l autre une véritable légende, comme ceux dont j'ai parlé en se-
cond lieu; de plus, ils portaient sur leur panse une inscription indi-
quant sans doute le nom de ce que renfermait le vase et quelquefois
aussi le nom du propriétaire.

Dans ces tombeaux, on trouva encore vers le sud, dans la première
rangée, à l'extrémité est de cette rangée, un tombeau pavé en bois :
comme il était de très petite dimension et qu'il n'avait pas été incendié,
je pus voir ce pavé en bois encore en place. Les planches occupaient toute
la longueur et toute la largeur du tombeau, et seulement à environ
0m,25, comme si elles eussent formé un commencement de boite : aussi
se peut-il fort bien que ce que je nomme pavé fût réellement un com-
mencement de sarcophage. Et cela d'autant mieux que du côté de l'est,
il y avait environ cinq centimètres qui n'étaient par recouverts de bois.
C'était, autant que je le puis croire, du bois de sycomore. Dans les au-
tres tombeaux plus grands, je n'ai jamais été à même de constater aussi
bien que dans celui-ci la position de ce bois; car les ouvriers en fouil-
lant la tombe cassaient le bois pour arriver à trouver le fond et ils ne
faisaient guère attention à mes recommandations à ce sujet, quoique je
les leur renouvelasse une dizaine de lois par jour : la chose n'avait pas
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