Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 119

d'importance à leurs yeux, car on ne pouvait retirer aucun argent de ce
bois. Mais ce ne sera pas manquer à La méthode scientifique, dont l'em-
ploi est si méticuleux, que de penser que, dans les autres tombéaux,
on avait fait comme dans celui dont il s'agit ici.

Les tombeaux déblayés sur ce plateau fournirent une grande quantité
de fragments de vases très précieux pour l'histoire de la civilisation :
en cfl'et à chaque instant, sur mes ordres exprès, l'on ramassait des
fragments de vases ou d'ustensiles de toutes formes, des formes même
les plus inconnues; les uns et les autres étaient ornés d'une façon qui
démontrait l'archaïsme. 11 me suflira de ces quelques mots ici, puisque
je dois traiter de ces fragments dans un chapitre spécial. Les stèles se
multipliaient aussi et toutes avaient le même caractère. Je trouvai en
ces tombeaux les silex les plus merveilleusement taillés etaussi des frag-
ments de cristal de roche de plus en plus nombreux. Tous ces objets
Gnissaient par circonscrire assez bien leur époque et j'étais enchanté
de la tournure que prenaient les fouilles, quoique attristé profondé-
ment de ne rencontrer que des fragments de ces beaux vases en pierre
dure qui m'étaient cependant si précieux. De plus, c'est dans ces tom-
beaux du côté nord, qu'on trouva encore un caillou sur lequel on a gravé
la déesse Isis. Le caillou a du séjourner autrefois à la surface de la
tombe pendant assez longtemps, car il a été rongé parle sable; ce n'est
que plus tard, au moment de la violation des sépultures sans doute,
qu'il futrecouverl par les débris. J'avais cru d'abord que c'était un silex;
mais comme il se raie au couteau, ce ne peut être du silex : c'est sans
doute un caillou de calcaire.

J'arrive maintenant aux quatre tombeaux mentionnés plus haut. On
attaqua presque en même temps les trois premiers, et quatre ou cinq
jours plus tard le dernier : ce dernier qui était de beaucoup le moins
important a été achevé le premier; mais, malgré cette priorité dans l'a-
chèvement des fouilles, j'en parlerai seulement en dernier lieu.

Le premier est le tombeau le plus considérable que j'aie trouvé dans
toutes mes fouilles d'Oui el-Ga'ab jusqu'au moment présent. Il était situé
à l'extrémité ouest du plateau, en lace de la quatrième butte et à peu
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