Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 133

d'équerre; mais au-dessus de ces murs intérieurs existait une autre
enceinte également en briques crues, éloignée du mur intérieur d'en-
viron 0m,50 et ayant à peu près 0m,75 en hauteur. C'est toujours le même
système qui fut employé à Abydos, ainsi que je l'ai déjà l'ail observer.
Une autre observation qui a bien son importance, c'est que dès l'époque
lointaine à Laquelle remonte cette quatrième tombe, il était d'usage de
réserver dans la tombe une place spéciale pour la stèle. Ainsi, la grande
stèle en calcaire qui fut trouvée dans ce tombeau avait sa place marquée
à peu près au milieu du mur ouest : elle était facilement reconnaissable
d'abord aux dimensions du retrait laissé dans le mur pour y recevoir
la stèle, car ces dimensions permettaient parfaitement à la stèle de trou-
ver place dans ce mur, puis par la couleur rouge dont la niche avait été
parée. Cette couleur était ce même ocre rouge qui recouvrait encore
certains caractères gravés sur les stèles qui furent rencontrées sur ce
plateau. Quelques-unes des chambres mentionnées plus haut contenaient
aussi une place pour la stèle, notamment quatre des chambres du côté
nord : la neuvième qui en contenait deux, la sixième, la cinquième et la
troisième. Les emplacements indiqués étaient beaucoup plus petits que
pour la grande stèle, et de fait les autres stèles trouvées dans cette tombe
étaient beaucoup plus petites que la stèle royale dont il vient d'être
question. Ils étaient également enduits d'ocre rouge.

Ce fait permet sans doute de croire que divers cadavres se trouvaient
enterrés les uns à côté des autres dans les diverses cellules que j'ai
signalées. Toutefois ces cellules ne contenaient pas toutes, je crois, des
cadavres humains par destination première, quoique de toutes les di-
mensions permissent d'y déposer un cadavre : en effet quelques-unes
d'entre elles étaient complètement remplies de vases, petits et grands,
et ne contenaient pas vestige qu'on y eût déposé des cadavres. Les stèles
rencontrées dans ce tombeau étaient d'hommes et de femmes. Ce fait
BOUS permettra peut-être de dire que ces cadavres avaient été pendant la
vie des hommes ou femmes ayant appartenu à la famille royale. Une seule
autre hypothèse est en effet possible, celle qui consisterait à voir en eux
les restes funèbres de hauts personnages ayant exercé des fonctions
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