Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D AIiYDOS 139

grand nombre les polissoirs carrés ou oblongs en pierre calcaire. Le
dcr nier des tombeaux fouillés en cette direction mit à découvert un
grand vase en albâtre, ou pour parler plus exactement en onyx d'Algérie,
qui à lui seul contenait une preuve de l'importance de ces vases et de leur
antiquité. En haut de sa partie inférieure on y avait gravé deux carac-
tères et ces deux caractères étaient semblables de forme et de gravure,
autant que la ressemblance peut exister entre des caractères gravés sur
des stèles de calcaire crayeux, à ceux que renfermaient les stèles trou-
vées en nombre relativement si grand dans cette nécropole d'Om el-
Ga'ab. C'était bien une preuve péremptoire que stèles et vases apparte-
naient à la même époque, et, pour être arrivée le dernier jour des
fouilles, cette preuve n'en était pas moins la bienvenue. Ces deux
caractères ne se voient point sur le vase reproduit par la photographie,
mais ils n'en existent pas moins sur le vase.

Le côté ouest de la grande butte a été sans contredit le plus impor-
tai des fouilles exécutées autour de cette butte, soit par l'importance
des objets trouvés dans les tombeaux, soit par celle des objets rencon-
trés dans la couche de décombres. II y a donc là deux sortes d'objets
fort distincts sur lesquels j'appellerai l'attention du lecteur en commen-
çant par les objets trouvés dans la couche supérieure de décombres de
toute sorte, et en décrivant ensuite les tombeaux ouverts et les objets y
rencontrés.

Les fouilles à la grande butte avaient commencé le mars : dès le jour
suivant, on rencontra deux fragments do calcaire portant le cartouche du
roi Amasis de la XXVI' dynastie, puis unostracon hiératique. Deux jours
après, le 4, en donnant un coup de pioche dans un monceau de vases,
un ouvrier en fit descendre un qui était très lourd. Comme j'avais or-
donné de ne laisser passer aucun de ces vases sans se rendre compte
s'il était vide ou plein, l'ouvrier, voyant qu'il était plein, le porta à son
surveillant qui lui-même le porta au réis et celui-ci le mit de côté pour
le moment où j'arriverais. Je trouvais que le vase était rempli d'objets
fort curieux dont voici le texte : i° deux cornes d'animal en métal, cou-
pées vers le milieu de la longueur ; 2° deux masques d'hommes moulés
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