Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES irUiYDOS 147

m'avait été rendu facile par les fouilles que M. de Morgan avait fait pra-
tiquer, pendant son dernier séjour à Abydos : la nécropole ancienne était
découverte, il ne s'agissait plus que de l'exploiter aussi bien que je le
pouvais. L'écueil principal à éviter venait de l'infiltration des tombes
appartenant à de plus récentes époques ; mais ces tombes étaient très
peu nombreuses, parce que les diverses générations qui s'étaient suc-
cédé dans les environs de la nécropole avaient eu une place énorme
pour y creuser leurs tombeaux. Aussi avaient-elles rempli les terrains
avoisinants et très peu empiété sur ceux dont s'étaient servies pour leur
sépulture les générations qui les avaient précédées dans la vie. De
plus, en vertu de cette loi du progrès qui régit toutes les sociétés hu-
maines, les tombes des époques historiques connues ne ressemblaient
aucunement à ces tombeaux peu connus jusqu'à mes dernières fouilles.
Les premiers étaient maçonnés en briques; les autres ne consistaient
qu'en un simple trou fait dans la terre pour y déposer le cercueil, ou
ce qui en tenait place. Enfin il y avait une preuve infaillible de l'époque
de ces dernières dans la disposition des squelettes : tous ceux qui
étaient couchés sur le côté dans la position du fœtus dans le sein de la
mère étaient de l'époque ancienne, ceux au contraire qui étaient éten-
dus sur le dos dans toute la longueur de l'homme vivant et couché
pouvaient appartenir aux époques subséquentes. Tous les squelettes que
j'ai réunis, au nombre de vingt, nombre qui m'avait été demandé et
fixé comme terme extrême du travail à faire pratiquer, ont été pris dans
les tombes de la première sorte : je n'ai pas eu à m'occuper des autres
sinon pour y ramasser les antiquités que; trouvaient mes ouvriers au
cours de leurs travaux'.

Les tombeaux ouverts dans ces conditions avaient un tout autre as-
pect que ceux ouverts à Om el-Ga'ab dans les mêmes conditions et
appartenant à la même époque. A El-'Amiali un très petit nombre
de ces tombeaux avaient été recouverts d'un revêtement de; maçonnerie

(1) Le leclciir qui s'intéresse aux études anthropologiques trouvera dans l'ouvrage de
M. de Morgan, t. (, p. 141 et seqq.. I étude qu'en a faite le docteur Fouqué.
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