Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

Seite: 149
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amelineau1899bd1/0188
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 149

conclusions qui ressortiraient de l'étude minutieuse de ce squelette ou
des autres que j'ai l'ait recueillir : je dirai seulement qu'il était encore
muni de ses trente-deux dents.

Je dois faire ici une observation qui peut orffir quelque intérêt. J'ai
rencontré dans les fouilles faites à EI-'Amrah beaucoup de vases en
pierre, tout à fait semblables à ceux que je trouvais à Om el-Ga'ab, mais
aucun n'était ouvragé. Un très grand nombre de ceux qui furent trouvés
à El-'Amrah étaient entiers, mais fêlés, et quand on les voulait retirer,
les morceaux en restaient dans les mains des ouvriers ou tombaient
lorsqu'on voulait les débarrasser du sable et des gravats qui y étaient
amassés. Il me semble que je perçus la cause de ces bris de vases ou
de ces fêlures. Les vases étaient placés près du squelette, les uns entre
les genoux, les bras et la poitrine du mort, les autres plantés dans le
sable à peu de distance du squelette. Lorsque le cadavre avait été déposé
dans la tombe, on la remplissait de débris de toute sorte, comme chez
nous de terre, et c'est ainsi sans doute qu'ont été brisés un très grand
nombre de vases. La preuve qu'il en était ainsi, c'est que la terre s'était
infiltrée dans la cassure et remplissait l'office de colle : d'ailleurs le de-
dans du vase était rempli de terre, de sable et de gravats qui s'y étaient
agglutinés, cl <|ui demandaient l'emploi de l'eau pour en être expulsés.
L'eau dégageait aussi la terre des cassures, et le vase restait en mor-
ceaux. Il est facile de comprendre que de telles cassures ne ressem-
blaient en rien à celles des vases que je trouvais à Om el-Ga'ab.

Dans les tombeaux ouverts à El-'Amrah, on a rencontré des silex, des
objets primitifs en métal, des vases en terre grossière;, des poteries
rouges avec ou sans bord noirci, quelques fragments d'ivoire, des co-
quilles en assez grand nombre et des perles en nombre considérable,
faites en verre ou en pierres précieuses, des ossements de bœuf, de
gazelle, de chèvre, et une corne d'antilope dont on avait peut-être lait
un objet de ménage.

D'après ce qui précède, le lecteur ne doit pas s'attendre ace que j'aie
cru devoir mesurer tous les tombeaux ainsi ouverts à El-'Amrah : je ne
pouvais le l'aire et je ne 1 ai pas fait. Je me contenterai d'en prendre le
loading ...