Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'ABYDOS 151

qu'on n'en a trouvés cette année, puisque tout se borne à un bracelet en
métal, car c'était un tombeau beaucoup plus riche que les tombes en-
vironnantes, et le fait de la spoliation était attestée par les briques
crues, non cimentées, jetées à peu près pêle-mêle clans l'avenue. Ce fut
sans doute la sépulture de quelque haut personnage de son village, en
un temps reculé, mais le lecteur verra par lui-même combien il y a loin
de la tombe la plus riche qu'on ait rencontrée jusqu'ici à El-'Amrah
aux tombes royales d'Ora el-Ga'ab.

Les fouilles d'El-'Amrah commencées le 4 mars prirent fin le 13 du
même mois, après avoir duré dix jours pleins. Les ouvriers que j'avais
envoyés d'Abydos retournèrent à leur village et tout sembla dit. Cepen-
dant, à ce qu'on m'a rapporté à Abydos même et d'après ce qu'on m'a
dit depuis d'une manière certaine, l'un d'entre eux ne suivit pas ses
compagnons et resta sur le lieu des fouilles en cachette : il fouilla pour
son propre compte et eut la chance de trouver un silex couvert d'or et
de le vendre à quelque marchand qui le revendit ensuite pour 80 livres
égyptiennes au Musée de Gizeh.

Telles furent les fouilles d'El-'Amrah. Il y a évidemment là un terrain
qu'il serait facile de fouiller de près et dont les tombes seraient profi-
tables au fouilleur1.

(1) J'ai ou l'occasiou de retourner au mois de février 1898 à El-'Amrah pour faire
voir la nécropole à uu voyageur qui me l'avait demaudé. Je n'ai pu que constater ce fait
désolant qui s'est reproduit ailleurs, à savoir que la nécropole d'El-'Amrah était entière-
ment perdue pour la science, les indigènes l'ayant fouillée tout entière pendant mon
absence d'Abydos, et cela d après la méthode que je suivais, car c'étaient mes ouvriers
qui étaient allés chercher fortune hors de leur village. On ne saurait assez regretter de
semblublcs faits. (Juillet 1898.)

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