Amélineau, Emile  
Les nouvelles fouilles d'Abydos - Mission Amélineau: compte rendu in extenso des fouilles, description des monuments et objets découverts (Band 1): 1895 - 1896 — Paris, 1899

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NOUVELLES FOUILLES D'AIiYDOS 165

qui recouvrait le derrière de la tète et la naissance du dos était ondulée-
Les mains croisées sur la poitrine sont vides. L'albâtre a été poli d'une
manière remarquable, aussi bien dans cette statuette que dans la sui-
vante. Le dos n'offre d'autre saillie que celle des fesses. La partie infé-
rieure est décorée de onze lignes horizontales qui partent à peu près de
la partie placée sous le bras gauche pour finir sous celle placée sous
le bras droit. Les hiéroglyphes ont été tracés à la pointe, et assez mal,
car la matière était résistante. On les avait revêtus légèrement de cou-
leur bleue qui, ou est tombée par suite de l'humidité du sable, ou est
passée au vert. Certains caractères sont d'une lecture fort difficile, étant
à peine indiqués sur la statuette. Voici ce que j'ai cru pouvoir lire :

D'où l'on peut conclure que la femme nommée Iâfhati (Il lave le cœur),
nom des plus bizarres pour une femme, était nourrice royale; mais à
quelle époque et de quel prince royal, c'est ce qui n'est pas dit et ce que
rien ne permet de conjecturer.

La seconde statuette en albâtre est d'une facture un peu plus grêle.
Plus petite que la précédente, elle est aussi plus mignonne; mais la
statuette est traitée dans le même genre que la précédente. La position
des mains est la même que plus haut, et la partie inférieure contient
une inscription de neuf lignes horizontales. Les mêmes observations
faites plus haut doivent être faites ici. Voici le texte de l'inscription :
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